La crise relance le bénévolat outre-Atlantique

« Je suis née ici et j'ai grandi en fréquentant cette association », raconte Zevilla Jackson Preston. Chaque semaine, elle donne entre 6 heures et 8 heures de son temps libre à Children's Art Carnival, une organisation offrant aux enfants - souvent défavorisés d'Harlem - des ateliers d'art. « Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'être redevable envers la communauté. Être volontaire, c'est quelque chose que je dois faire. »Si le bénévolat fait partie intégrante de la société américaine, il avait tendance à reculer. « C'est de plus en plus difficile de trouver des jeunes », explique Zevilla. La crise économique et la persistance du chômage l'ont cependant relancé. Selon les derniers chiffres officiels, on comptait 63,4 millions de volontaires en 2009. Moins qu'en 2005 mais 2,5 millions de plus qu'en 2007. Ce sont avant tout les chômeurs qui sont venus gonfler les rangs. Le nombre de bénévoles sans emploi a ainsi presque doublé sur les deux dernières années. « Ils représentent un tiers de nos nouveaux volontaires », confirme l'organisation New York Cares.« Résoudre les problèmes locaux »Plusieurs grandes villes américaines ont récemment lancé des programmes de bénévolat, pour « profiter de ces ressources disponibles afin de résoudre des problèmes locaux », selon les termes employés par le maire de New York, Michael Bloomberg. L'an passé, Barack Obama avait lui aussi appelé les Américains à se mettre au service de la communauté. Problème : beaucoup d'associations ne peuvent pas gérer cet afflux de bénévoles. Notamment parce que les aides publiques ont drastiquement diminué ces dernières années. Jérôme Marin, à New York

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