Le message brouillé de Carrefour

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cite>Carrefour City est la seule bonne chose qui soit arrivée au groupe Carrefour depuis l'arrivée de ses deux grands actionnaires, Bernard Arnault et le fonds américain Colony Capital, au printemps 2007. Ces supérettes, chics et chères, se sont révélées extrêmement rentables. On comprend que le deuxième distributeur mondial ait envie d'en décliner le succès avec deux nouvelles enseignes. Car, pour le reste, il affronte toujours des vents contraires. En France, les hypermarchés voient leurs ventes continuer à s'effriter et le nouveau concept, Carrefour Planet, testé depuis septembre pour les redynamiser, n'a pas, pour l'instant, entraîné le surcroît de chiffre d'affaires espéré. La cession des enseignes de hard discount, Ed et Dia, que les actionnaires suggéraient déjà en 2007, semble redevenir d'actualité. Même le passage réussi des magasins Champion sous l'étendard Carrefour Market voit ses retombées bénéfiques s'estomper. À l'international, la stratégie reste tout aussi difficilement lisible. Carrefour qui s'est retiré de pays (Japon, Corée, Mexique, Russie...), où sa position de leader n'était pas assurée, vient, dans la même logique, de céder ses magasins en Thaïlande, mais il s'est ravisé en Malaisie et à Singapour. Le directeur général de Carrefour, Lars Olofsson, appelé en sauveur début 2009, a donc bien besoin d'un succès. Les nouvelles enseignes pourraient y aider. Mais elles ne résoudront en rien le principal problème du groupe en France : les allers et retours de sa politique de prix. Après avoir privilégié la rentabilité immédiate, les hypers Carrefour sont revenus dans la course. Et ils l'ont fait bruyamment savoir en octobre, en osant pour la première fois la publicité comparative. Les nouvelles enseignes, avec leur positionnement très spécifique, risquent bien de brouiller à nouveau le message... pagay@latribune.fr Par Pierre-Angel Gay Directeur adjoint de la rédaction

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