Fort rebond des résultats semestriels des entreprises
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À première vue, c'est à n'y rien comprendre. Alors que s'amoncellent les nuages au- dessus de la conjoncture économique mondiale, les résultats délivrés cet été par les entreprises ont été de très bonne facture. Un vrai paradoxe qui soulève une seule et même question?: reprise ou pas reprise ?En tout état de cause, les performances enregistrées par les sociétés sur les six premiers mois de l'année présentent toutes les caractéristiques d'un redémarrage de l'économie après une année 2009 marquée par le ralentissement consécutif à la crise financière. Certes, excepté le Crédit Agricolegricole et L'Oréalcute;al, les résultats publiés la semaine dernière par Lagardèrerave;re, Accor et Essilor sont loin de témoigner de cette réalité. Et pourtant les faits sont là.Sur le seul CAC 40, les bénéfices semestriels des mastodontes de la cote ont bondi à 38,9 milliards d'euros, soit près du double des 19,8 milliards enregistrés par ces mêmes entreprises l'an dernier sur le premier semestre. À ce stade, la première partie de l'année a été tellement fructueuse que les grandes entreprises françaises n'en sont, à mi-parcours, qu'à seulement 10 milliards d'euros de la totalité des bénéfices enregistrés sur l'ensemble de l'exercice 2009. Et encore, toutes les entreprises n'ont pas encore publié. Reste à venir mardi, Vinci, Carrefour et Bouygues. Et mercredi, Vivendi. Cette radiographie du CAC 40 n'est bien sûr pas un phénomène isolé. La tendance est la même partout. Outre-Atlantique, les trois quarts des entreprises du S&P 500 ont ainsi dépassé les attentes du consensus en termes de bénéfices nets par action.incertitudesReprise donc?? Pas si évident que cela. Surtout au vu des incertitudes qui planent en ce moment sur les économies européenne et américaine. Ce décalage entre la réalité des chiffres et celle de la conjoncture s'explique à plus d'un titre. Le fort rebond des résultats du premier semestre tient à un important effet de base favorable par rapport au premier semestre 2009 où la dégradation de la conjoncture économique mondiale avait alors atteint son paroxysme. En outre, les entreprises ont en partie bénéficié d'un effet de restockage après le violent coup de frein de l'activité l'an dernier. Mais également d'un effet d'aubaine avec les différents plans de relance mis en place par les pays pour soutenir leur économie. Pour autant, la hausse des résultats n'est pas totalement artificielle et provient, pour les sociétés les plus tournées à l'international, de la croissance des pays émergents et notamment de la Chine. Gaël Vaut
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