Genzyme, quitte ou double pour Chris Viehbacher

L'OPA à 18,5 milliards de dollars lancée par Chris Viehbacher sur la biotech américaine doit prendre fin le 10 décembre. Après six mois de poker menteur, l'impétueux patron de Genzyme, Henri Termeer, apparaît de plus en plus enclin à négocier avec le français. Mais Sanofi propose toujours 69 dollars par action quand Genzyme n'a jamais parlé de moins de 75 dollars. Dans cette affaire, Chris Viehbacher, devenu le chouchou des analystes financiers, joue gros. « Nous estimons l'impact positif de l'acquisition de Genzyme sur le bénéfice par action à 8 % en 2013 », fait valoir Philippe Lanone, chez Natixis. Certains sont plus circonspects. « Chris Viehbacher ne veut pas d'un autre Shantha [spécialiste indien des vaccins racheté à la famille Mérieux, dont un produit a été suspendu pour problèmes de fabrication, Ndlr] », tempère un banquier, estimant qu'« en cas d'échec, les marchés se contenteront de la perspective de recevoir une partie du cash non utilisé ». Mais le mandat a consisté dès le début à modifier en profondeur la stratégie du laboratoire. Dès lors, il ne semble pas avoir droit à l'erreur. « Sanofi peut se permettre de rater Genzyme ; Chris Viehbacher, non », résume un observateur.

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