Crédit Agricole et Intesa jouent la montre

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talieLa Banque verte va-t-elle enfin réussir à sortir de cet imbroglio vieux du mois d'avril dernier ? Mercredi, le quotidien « Il Sole 24 Ore » rapportait que Intesa Sanpaolo pourrait demander à l'autorité italienne de la concurrence un délai supplémentaire pour que le Crédit Agricolegricole réduise sa participation de 5,8 % à 2 % dans la banque italienne. En contrepartie, les droits de vote de la Banque verte au-delà de 2 % pourraient être gelés. Cette dernière n'a pas fait de commentaires.Petit retour en arrière. En avril dernier, le Crédit Agricolegricole et Generali, qui détient 5,1 % d'Intesa, signent un accord dont l'objet est de « rendre stratégique » leurs participations financières. Et cela, afin d'éviter à la Banque verte de dévaluer de 1,5 milliard d'euros sa participation dont le prix de revient avoisinerait, selon nos informations, 5 euros par action (pour un dernier coté de 3,15 euros). Mais cet accord n'a pas plu à l'autorité de la concurrence, qui estime qu'il viole l'engagement pris par Intesa Sanpaolo en 2006 assurant que le Crédit Agricolegricole descendrait à 2 % de son capital à l'horizon 2009. L'antitrust menace la banque italienne d'une amende de 500 millions à 5 milliards d'euros. Sa décision doit être rendue le 14 janvier prochain.Pour le moment, Intesa, Crédit Agricolegricole, Generali et l'antitrust travaillent ardemment à trouver une solution. Selon plusieurs sources, la date butoir du 14 janvier pourrait ainsi être repoussée de plusieurs semaines afin d'y parvenir. Ce délai permettrait de clarifier la situation alors que des échéances cruciales se dessinent. Au mois d'avril 2010, le conseil d'administration d'Intesa doit être renouvelé. Le patron de Generali, Antoine Bernheim, qui y siège en tant que représentant de son duo avec le Crédit Agricolegricole, devrait probablement quitter la présidence de l'assureur italien, son mandat se terminant l'an prochain, et de fait le conseil d'Intesa. De leur côté, le président de la banque française René Carron et le directeur général Georges Pauget partiront d'ici au mois de mai. Des perspectives qui devraient permettre aux nouveaux dirigeants de chaque partie de trouver un terrain d'entente. M. Pe. la date butoir du 14 janvier pourrait être repoussée de plusieurs semaine

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