Rendu célèbre par les réponses originales que l’écrivain y a apportées en 1890, le questionnaire de Proust est devenu un incontournable. Tout l’été, des personnalités ont accepté de se prendre au jeu en répondant à dix des trente-cinq questions du test original de la fin du XIXe siècle. Cette semaine, c’est la journaliste Caroline Roux qui révèle son côté « soupe au lait »…
Mon occupation préférée Me perdre, m'immerger dans un dossier que je ne connais pas. Ça peut paraître curieux mais j'adore cette sensation de partir à la conquête d'une problématique qui m'échappe. Dans ces cas-là, le risque est que je me noie et que je relève la tête cinq heures plus tard en ayant suivi d'autres sujets et perdu le fil. Tous les jours à 15 heures je découvre un dossier sur mon bureau. Je dois le digérer en une heure pour préparer C dans l'air, mais pour L'Événement sur France 2, je peux commencer une interview trois semaines avant.
Ce que je voudrais être Une championne ! J'ai une immense admiration pour les parcours des sportifs de haut niveau. Ce combat contre soi-même, cette rage qui ne doit pas les quitter jusqu'au sommet. Le bonheur immense de la victoire. J'ai toujours été bouleversée par ces larmes-là, celles des succès, des échecs, une vie de sacrifice pour une seconde en moins ou en plus. Par ailleurs, les champions, les grands sportifs peuvent encore embarquer tout un pays !
Mon état d'esprit actuel Je suis alignée, sereine. J'ai fait un choix professionnel qui m'a demandé une grande introspection. J'en sors plus forte, pleine de projets et d'envies.
Mon rêve de bonheur Là tout de suite, une tomate mozzarella, une tombée d'huile d'olive et une pincée de fleur de sel...
Quel serait mon plus grand malheur Qu'il n'y ait plus de mozzarella...
Ce que je déteste par-dessus tout La lâcheté. Je peux comprendre la peur, le manque d'envie et d'engagement, la faiblesse face aux épreuves... Mais j'avoue qu'être confrontée à une personne lâche qui courbe l'échine et qui renonce à ses convictions par confort me rend dingue !
J'ai une immense admiration pour les parcours des sportifs de haut niveau
Le don de la nature que je voudrais avoir Le sens de l'orientation. Je peux me perdre avec Waze en bas de chez moi. Je suis née avec une inversion des pôles. À la maison, quand je dis avec un ton assuré qu'il faut partir à droite ou à gauche, tout le monde s'engage en sens inverse !
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Ma devise Celle d'Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. »
Mon principal défaut Je suis soupe au lait, je peux partir dans les tours... mais je redescends aussitôt. Mes proches le savent et ils finissent par laisser passer la montée en pression en attendant que ça retombe.
Comment j'aimerais mourir Fatiguée... Essorée d'avoir tout tenté, usée d'avoir tout osé, d'avoir goûté chaque seconde, d'avoir trop étreint mes enfants, mon homme, ma famille, mes proches.