Louis Chedid répond au questionnaire de Proust : « J’aurais vraiment aimé être un Nadal ou un Federer »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel

Louis Chedid à « La Tribune Dimanche » en répondant au questionnaire de Marcel Proust.
LTD/IBO/SIPA
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel

Louis Chedid à « La Tribune Dimanche » en répondant au questionnaire de Marcel Proust.
LTD/IBO/SIPA
La musique, et écrire mes textes. À 77 ans, c'est encore ce que je préfère le plus.
Pouvoir vivre le double de l'âge de péremption mais avec toujours la même santé physique et mentale que j'ai aujourd'hui...
Heureux. À chaque concert que je donne, j'ai l'impression de faire passer deux heures un peu suspendues à ceux qui viennent m'écouter chanter, un peu en dehors de la dureté du réel.
Continuer à vivre pour créer et faire du bien aux autres.
La mort d'un membre de ma famille ou d'un proche beaucoup plus jeune que moi. Perdre son aîné, un grand-père, une grand-mère, est dans l'ordre naturel des choses.
Le cynisme ambiant, le manque de compassion. Quand je suis dans la rue, dans le train, j'observe tous ces gens sur leur téléphone sans jamais lever la tête pour regarder ce qui les entoure. Je déplore ce manque de communication humaine. Mais aussi cette obsession de parler d'argent, constamment. Je suis d'une génération où il était tabou de parler d'argent.
J'aurais vraiment aimé être un Nadal ou un Federer. Mais bon, je dirais que j'en étais loin. J'adore jouer au tennis parce qu'il y a un enjeu, contrairement à la course à pied ou tu es seul face à toi-même.
C'est une devise assez répandue. Carpe diem. Chaque jour est une vie.
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Je peux m'enfermer pendant des jours avec ma guitare, mon piano, mon ordinateur, ignorer complètement le monde extérieur mais avec un bonheur non dissimulé. Ce n'est plus perçu comme un défaut par mes proches parce qu'ils savent que ce besoin de solitude fait partie de mon ADN.
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En sachant que je vais mourir, et si possible sans souffrir. Ne pas être pris au dépourvu.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
Comment j'aimerais mourir