À la Concorde, « Photoclimat » transforme l’image en plaidoyer pour la Terre
Daniel Schick
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Série « Arctic Wonderlands » - PartyBoat.
LTD/Sarah Anne Johnson x Planète Mer
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Série « Arctic Wonderlands » - PartyBoat.
LTD/Sarah Anne Johnson x Planète Mer
Alerte ! Planète en danger pour cause d'hommes indécents. Nous constatons le dérèglement climatique. Nous savons ce que nous détruisons et ce qui nous menace. Nous plaidons coupables et continuons pourtant à vivre plus ou moins comme avant, comme si « avant » pouvait continuer.
Le délitement de la banquise donc la montée périlleuse des eaux ; la misère humaine qui atteint des sommets tandis que ceux-ci fondent ; les animaux que nous aimons tant au point de les massacrer, l'égoïsme, l'indifférence, le rejet quant à ce qui n'est plus ultra-performant, personnes âgées comme machines à laver, le mépris de celles et ceux qui sont différents, la violence qui n'engendre que la violence, qui n'est pas sensible à ces sujets ? Ces propos n'ont pas leur place dans cette page consacrée à l'art ?
L'événement Photoclimat prouve le contraire. Les œuvres photographiques exposées à la Concorde, sur les quais de Seine et à l'Académie du climat racontent le monde en espérant le changer, un peu, beaucoup, passionnément. Pour ces combats pharaoniques, les « armes » utilisées afin d'éveiller, réveiller consciences et actes sont la tendresse, l'humour, la poésie, des mises en scène oniriques.
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Les œuvres proposent pour que le spectateur dispose et agisse en conséquence. À Photoclimat, pas de coups de poing qui mettent KO et culpabilisent le spectateur mais des photos lanceuses d'alerte qui allèchent par leur imagination, leur empathie, leur esthétisme. Photoclimat, c'est notre monde en images.
Daniel Schick
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