Guillaume Bresson, la « street culture » en majesté
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Qui est Guillaume Bresson, artiste peintre exposé au château de Versailles jusqu'au 25 mai ?
LTD/T. Garnier/Chateau de Versailles
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Qui est Guillaume Bresson, artiste peintre exposé au château de Versailles jusqu'au 25 mai ?
LTD/T. Garnier/Chateau de Versailles
Guillaume Bresson a 20 ans quand il commence à peindre son premier tableau. Il y passe trois ans et six mois. L'huile sur toile haute de deux mètres représente en noir et blanc une scène d'émeute au pied d'une tour de cité et l'on croirait voir les affrontements d'une barricade de 1830. Chorégraphie des corps entremêlés, clairs-obscurs travaillés, drapeaux et nuages de fumée, tout y est. Les tenues des factieux trahissent l'époque, les plis de leurs jeans, de leurs blousons, leurs baskets volumineuses.
Alors que Bresson étudiait aux Beaux-Arts de Paris, ni ses professeurs ni ses pairs ne comprenaient la persistance du débutant toulousain à explorer la peinture figurative tant installations et conceptualisations avaient la cote dans l'art contemporain des années 2000. « On me disait que la peinture, c'était pour les gamins, se rappelle-t‑il. J'avais de mauvais retours sur mon travail. Je me sentais exclu, alors je peignais chez moi. » Aujourd'hui, la quasi-totalité de sa jeune œuvre est exposée dans le deuxième site le plus visité de France.
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Quand Christophe Leribault, nouveau président du château de Versailles et commissaire de l'exposition, explique au quadra que ses toiles seront accrochées dans les salles d'Afrique, dans l'aile immense aménagée à l'instigation du roi Louis-Philippe Ier et consacrée à la représentation de la conquête coloniale, Guillaume Bresson prend peur : « Je ne me sentais pas compétent. Je n'étais pas certain d'avoir le discours nécessaire pour expliquer ce contexte particulier, la perspective historique et le détail de ces batailles vues par Horace Vernet au XIXe siècle. »