Michel-Édouard Leclerc, il était une fois dans l’Ouest
Daniel Schick
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Rencontre avec Michel-Édouard Leclerc, le collectionneur d'art.
LTD/Nathalie Savale
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La rencontre en Bretagne a été organisée bien avant que la presse ne s'emballe pour Leclerc président de la République. Michel-Édouard laisse planer le doute quant à sa candidature, bon pour sa stature, peut-être moins pour les patrons propriétaires de ses centres aux orientations politiques diverses. Il le sait. Pas de programme encore pour la culture mais une certitude, celle-ci est indispensable à l'oxygénation et l'épanouissement de sa vie.
Michel-Édouard Leclerc, dit « MEL », est un homme hybride, mélange d'intuitif euphorique et de vieux briscard stratège serein. Il est le genre de personne qui donne l'impression d'être un bon pote depuis toujours. Se méfier de sa bonhomie, de sa jovialité professionnelle, de son allure de gamin décontracté.
MEL est un malin, un giga-commerçant, le méga-tchatcheur-cogneur de l'empire créé par son père Édouard, plus de 500centres aujourd'hui mais dont il n'est pas le proprio. En 1949, Édouard le fondateur ouvre en pleine ville sa première supérette, aujourd'hui devenue un lieu de culture inévitable, le Fonds Hélène et Édouard Leclerc (FHEL).
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MEL passa son enfance et son adolescence à Landerneau. Autour de lui, des livres ; sur les murs, des reproductions de tableaux, donc pas de murs. La mer proche et l'art sont les horizons qui le construisent, lui qui n'aime pas les frontières. À la fin de l'adolescence, il quitte l'empire du soleil couchant pour Paris.

Daniel Schick
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