Mont-Saint-Michel : 10 ans après, le site comme vous ne l’avez jamais vu
Nathalie Jourdan
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Il y a dix ans, le Mont-Saint-Michel entamait des travaux pour devenir une île à nouveau.
LTD/René MATTES/hemis
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Il y a dix ans, le Mont-Saint-Michel entamait des travaux pour devenir une île à nouveau.
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Se rêver naturaliste dans les herbus ou kayakiste sur le mascaret, admirer les jardins secrets enchâssés entre les murs de granit, méditer sur le sens de l'existence dans le cloître de l'abbaye ou se perdre à la nuit tombée dans des venelles étroites et pentues. Il faut prendre son temps pour découvrir les innombrables curiosités que recèle le Mont-Saint-Michel.
Vous pensez tout connaître de l'un des endroits les plus mitraillés au monde ? Essayez les heures creuses en début ou fin de journée lorsque la foule ne se presse pas encore sur le pont-passerelle ou que les autocars reprennent la route. « Se hâter serait contraire à l'esprit des lieux qui appellent la contemplation », conseille en connaisseur Thomas Velter, le directeur du jeune établissement public, qui veille aux destinées du site depuis cinq ans.
Aux petites heures de l'aube, les audacieux rallieront la « merveille » par la mer en se risquant dans la baie. Soixante-dix professionnels proposent des traversées ou des balades pieds nus dans la tangue, du nom de ce mélange de sédiments gris qui recouvre le sol en créant par endroits de piégeux sables mouvants.

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Qu'elle dure une heure ou six, l'expérience vaut autant pour le corps que pour l'esprit, estime Anne-Laure Falguières, guide accréditée. « Se sentir tout petit dans cette immensité sableuse de 500 kilomètres carrés a quelque chose de mystérieux et de grandiose qui remet l'homme à sa place. »
Nathalie Jourdan