Vins : à la croisée des chenins
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Le chenin est de plus en plus tendance... Découvrez notre sélection.
LTD/Patrick FRILET/hemis ; Lionel LOURDEL/Hemis ; PASCAL PAVANI/AFP
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Le Gargantua de Rabelais le comparait déjà, il y a cinq siècles, à du « taffetas ». Si le chenin d'alors s'appelait « pineau », il ne semble pas pour autant avoir failli à sa réputation littéraire, tenant aujourd'hui encore toutes les promesses qu'augurent les sols du Val de Loire.
D'Amboise à Chinon, d'Ancenis à Saumur, les vignerons en ont fait un de leurs emblèmes, l'incitant à s'exprimer à travers divers assemblages ou lui offrant la primeur de cuvées monocépages à la saveur atomique. Car, sur la grille des blancs, le chenin coche presque toutes les cases. Non content de permettre l'élaboration de vins secs, demi-secs et effervescents capables de séduire une vaste palette de consommateurs, il est également un excellent vecteur de vendanges tardives, propices aux moelleux et aux liquoreux.
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Servi dans son plus simple appareil, le chenin s'en remet en outre à une acidité naturelle bien connue des amateurs, qui louent tantôt sa vivacité fusante, tantôt sa complexité canaille ou sa minéralité nerveuse. « C'est un cépage qui fait sortir des sentiers battus », résume ainsi Philippe Porché, président de l'AOC Saumur blanc et propriétaire du Domaine de Rocheville, également chargé d'animer le groupe #fandechenin, regroupant une communauté d'amoureux de ce cépage. Énième atout et non des moindres à l'ère du tout-légume : le mariage parfait qu'il forme avec les plats à tendance végétale, tant sa gamme aromatique s'affiche spontanément comme une ode à la nature (aubépine, acacia, tilleul, coing, miel, goyave...).