Elle est partie de V., son village d'enfance, a habité plusieurs villes, dont Paris qu'elle a quitté pour Marseille. Dans un livre très personnel, Marie Kock interroge son rapport aux lieux de ses enfance, adolescence, vie étudiante puis professionnelle. La journaliste raconte sa quête d'un « chez soi » qui est aussi souvent la nôtre. « Chez soi devient à la fois l'expression pure de ce que l'on est, de ce que l'on n'est plus, mais aussi de ce que l'on aimerait être », explique-t-elle.
Une recherche qui la ramène toujours à V. Pourquoi ne peut-on pas pleurer ses maisons ? Pourquoi appelle-t-on « chez soi » des lieux quittés depuis si longtemps ? Oui, on peut se sentir à la maison dans un café mais étranger dans une ville où on a posé ses valises. Dans ce court ouvrage, la quadra qui s'était penchée avec talent dans un précédent ouvrage sur la figure de la vieille fille nous invite à une réflexion ponctuée de références littéraires et artistiques sur le lieu à soi si cher à Virginia Woolf, celui qui répond à nos questions existentielles. Une réflexion sensible.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous vivez actuellement à Marseille, où vous vous êtes installée il y a quelques années après avoir quitté Paris. Est-ce que vous vous y sentez chez vous aujourd'hui ?
MARIE KOCK — Après ce livre, j'avais dit vouloir partir en Haute-Loire. J'ai entamé une sorte de micro-déménagement. Mais étonnamment, cela a provoqué des choses à Marseille qui font... que je me sens enfin à la maison. [Sourires.] Je pars en Auvergne, mais avec le sentiment d'abandonner un peu mon chez-moi ici.