Bruce Springsteen : les trésors cachés du Boss

Eric Mandel
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« Tracks II : The Lost Albums », Bruce Springsteen, (Sony Music), sorti le 27 juin.
LTD/Rob Demartin

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« Tracks II : The Lost Albums », Bruce Springsteen, (Sony Music), sorti le 27 juin.
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Grâce à Bruce Springsteen, on le sait désormais, Donald Trump est aussi un grand critique de rock. Piqué au vif par les attaques du Boss proférées lors de sa récente tournée européenne - il dézinguait un « gouvernement corrompu, incompétent et traître » -, le locataire de la Maison-Blanche a répliqué avec toute la finesse qu'on lui connaît : « Je vois que le fortement surévalué Bruce Springsteen est allé à l'étranger dénigrer le président des États-Unis. Je ne l'ai jamais aimé, n'ai jamais aimé sa musique, ni ses opinions radicales de gauche... Ce vieux pruneau desséché de rocker (sa peau est toute rabougrie) devrait la fermer jusqu'à ce qu'il rentre au pays, c'est le tarif. Alors on verra comme ça se passe pour lui. » Un président ne devrait pas dire ça...
Il aurait surtout été inspiré d'écouter la dernière livraison du Boss, Tracks II - The Lost Albums. Un coffret copieux et classieux contenant sept « albums perdus ». Rien que ça... Composés entre 1983 et 2018, ces trésors sommeillaient dans les archives du songwriter, lequel a profité du temps offert par la pandémie de la Covid pour les exhumer. Résultat, un festin offert à ses fans avec pas moins de 83 chansons dont 74 totalement inédites.
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Les titres remontent en majorité aux années 1990, une période décrite comme la « décennie maudite » de Springsteen avec seulement deux albums dispensables (Human Touch, Lucky Town) et un chef-d'œuvre (The Ghost of Tom Joad). « Épuisé », dixit l'intéressé, par les tournées marathons et le succès mondial de Born in the U.S.A. (1984), Springsteen s'était alors recentré sur sa vie familiale et avait opté pour une démarche solitaire, sans son groupe historique le E Street Band.
Eric Mandel