EXCLUSIF — Le trompettiste star, en tournée permanente, nous annonce son nouveau défi : le plus grand concert de jazz instrumental de l'Histoire, prévu pour la Défense Arena en avril 2027.Il n'arrête pas. Sur les cinq continents, rien que ça, Ibrahim Maalouf tourne cette année avec Trumpets of Michel-Ange, concert festif et pédagogique qu'il dédie à son père, Nassim Maalouf, inventeur de la trompette à quatre pistons, la seule capable de rendre les quarts de ton de la musique orientale.
À l'automne, il reprendra sur scène son album Kalthoum, sorti il y a tout juste dix ans, dans lequel il célèbre le legs de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum. Entre-temps, il passera par l'Olympia et plusieurs Zéniths pour confronter sa fameuse trompette à un tout autre projet, plus futuriste, The Ibrahim Maalouf Electronic Experience, par lequel il ouvrira un peu plus encore son répertoire, qui s'étale déjà du classique au hip-hop en passant par le funk et la chanson, qu'elle soit française ou libanaise...
Après quoi Ibrahim Maalouf court-il, et le sait-il lui-même ? Excellence, succès international, liberté d'improviser avec les plus grands (Angélique Kidjo, Oxmo Puccino, -M-, Sting, Quincy Jones, Stevie Wonder, John Legend...), l'artiste père de trois enfants (dont deux en bas âge nés de son union avec la chanteuse libanaise Hiba Tawaji) paraît comblé. Avérée, sa réussite semble d'autant plus admirable qu'elle n'est pas celle d'un chanteur mais d'un instrumentiste compositeur, qui plus est farouchement indépendant...
« Mais ça, prévient-il, c'est arrivé par la force des choses. » En effet, Maalouf avoue qu'à ses débuts il rêvait d'être signé par un grand label. « Normal, on rêve tous de ça, mais quand j'ai démarché les maisons de disques, se souvient-il, ils m'ont dit qu'ils adoraient mon travail mais qu'ils ne sauraient jamais le vendre. Alors l'indépendance est devenue une habitude grâce au public qui m'a suivi, aux salles qui se sont remplies. »