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Les influences françaises de la pop « feel good » de Parcels

Alix Van Pée

Publié le 23 septembre 2025 à 13:00

Loved, sorti le 12 septembre. Concert à l’Accor Arena le 8 octobre.

Loved, sorti le 12 septembre. Concert à l’Accor Arena le 8 octobre.

LTD/Drew Wheeler

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

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Un milliard de streams sur les plateformes, un concert à l'Accor Arena... Le groupe australien vole de succès en succès. D'Air à Daft Punk, il raconte ses influences françaises.

« Loved ». Avec un tel titre, donné à leur nouvel album, il était logique de les retrouver dans le chic hôtel Amour, à Paris, pour évoquer leurs morceaux groovy et leur goût, intact, pour la French touch des années 1990. « Oh, être aimé, être aimé  ! » On dirait le début d'un poème romantique, mais ce sont les paroles que Parcels répète en boucle dans Tobeloved, le premier morceau de ce dernier album électro-pop. Ce mantra est devenu réalité. Depuis ses débuts en 2014, le quintet australien semble tellement « loved » qu'il se produit dans les plus grands festivals internationaux  : Coachella aux États-Unis, Glastonbury en Angleterre...

Ils attendent avec impatience le 8 octobre, date à laquelle ils joueront à l'Accor Arena devant 15. 000 personnes. « En France, on se sent à la maison, explique Patrick Hetherington, guitariste, claviériste, et chanteur. C'est l'un des premiers pays où le public nous a accueillis à bras ouverts. » Parmi leurs soutiens de la première heure, un monument de l'électro française  : Daft Punk.

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Leur rencontre en 2016, lors du premier concert de Parcels à Paris, ressemble à une scène de film  : « On jouait dans un bar minuscule, devant une cinquantaine de personnes. Et dans le public, derrière une corde en velours rouge, il y avait les Daft Punk. Ils nous ont dit qu'ils avaient aimé le concert et qu'ils voulaient faire un tour en studio avec nous... » De cette rencontre « mythologique », selon le claviériste Louie Swain, est né le tube Overnight, pépite groovy qui ferait danser n'importe qui.

Depuis, Parcels a sorti trois albums à mi-chemin entre le mainstream et l'expérimental. Loved, le dernier, propose des morceaux euphorisants et introspectifs, qui empruntent au R'n'B, au rock, au disco et au funk. Parcels l'assume  : son goût pour la French touch est intact, elle coule dans ses veines depuis ses débuts  : « Quand on était au lycée, mon père écoutait Air et nous les Daft Punk ou Phoenix, explique Louie Swain. On adorait ces groupes sans même savoir qu'ils étaient français ! On se disait juste que c'était de la super musique. »

Interstellaire

Depuis, les fans sont devenus des stars à leur tour. Leurs morceaux ont cette force  : ils nous attrapent dès la première écoute, comme Yougotmefeeling. « C'est ça, la musique pop, décrit Patrick Hetherington. En composant, on se dit que c'est simple et pur. La première fois que vous entendez ces morceaux, vous comprenez. » Leur album Loved raconte les saisons d'une histoire d'amour, du coup de foudre (Summerinlove) à la séparation, dans Iwanttobeyourlightagain.

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« L'album pourrait être la bande originale d'une romcom des années 2000, estime Louie Swain, c'est de la musique cosmique qui devient nostalgique à la fin. » Nostalgiques, les cinq amis de lycée ultra-lookés le sont lorsqu'ils évoquent la ville paradisiaque de Byron Bay, dans l'est de l'Australie, là où ils se sont rencontrés au lycée.

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Le temps qui s'étire, la chaleur de cette station de surf où ils ont grandi semblent les avoir marqués. Patrick et Louie, détendus et réfléchis pendant l'interview, s'animent soudainement  : « C'est un endroit incroyablement beau mais également bizarre, rempli d'énergies différentes, confie Patrick. J'aimerais trop qu'on fasse un album sur Byron Bay. » Nous n'avons pas fini de vibrer sur leurs tubes ensoleillés .

Loved, sorti le 12 septembre. Concert à l'Accor Arena le 8 octobre.

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Yasmine Hamdan est de retour

Figure d'une pop chatoyante chantée en arabe et appréciée de New York à Dubaï, Yasmine Hamdan revient. Huit ans ont passé depuis Al Jamilat, album dont le titre (« magnifiques » au féminin) s'inspirait d'un poème de Mahmoud Darwich.

Avec ce flambant Hon (« ici »), c'est encore la sensibilité à fleur de peau d'artistes levantins (le poète Anas Alaili, le compositeur Omar Harb...) qui résonne au fil de ses chansons obsédantes, façonnées avec Marc Collin (Nouvelle Vague) sous l'influence du jazz et des désastres ayant frappé le Liban rattrapé par la guerre. Nul doute que le déchirement, l'angoisse et les insomnies irriguent cet opus qui, tout en laissant couler les larmes, amène aussi la douceur et l'entrain comme autant de caresses.

À l'instar de l'émouvant Shmaali, qui exprime un mélange inextricable de joie et de tristesse, de modernité et de folklore palestinien, l'album raconte une dualité éreintante. Autre titre remarquable, I Remember I Forget expose l'épreuve de ce chaos géopolitique où, dit la chanteuse, « le poids de la mémoire est en conflit permanent avec l'amnésie ». Tout cela est bien grave, mais Yasmine Hamdan, digne descendante de Fairouz, a l'audace et le chic d'en faire une catharsis bienfaisante mariant électro et nostalgie.  AL.C.

Alix Van Pée

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