Expos : « Le disco représente le début de la culture DJ »
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Le disco est mis par l'honneur à la Philharmonie de Paris.
LTD/Arnaud Baumann
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Le disco est mis par l'honneur à la Philharmonie de Paris.
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Même Donald Trump ne résiste pas à la fièvre disco et à YMCA, ce tube en béton du groupe Village People qu'il utilise dans ses meetings. Mais le président des États-Unis, avec ses décrets antitransgenres, sait-il que, bien avant l'argent facile de succès planétaires, la première raison d'être de ce genre musical était d'unir et de libérer les gays, les Noirs et les latinos exposés au racisme et à l'homophobie ?
Pour se faire une idée de l'héritage puissant de ce mouvement, il faut courir voir la passionnante expo « Disco » qui dévoile ce que d'aucuns seraient tentés de jeter aux oubliettes à propos de ce genre musical ultra-populaire, festif, fiévreux, résolument « dance », et plus encore...
« Le disco représente le début de la culture DJ ; en ce sens, c'est la matrice du mouvement électro », souligne par exemple Jean-Yves Leloup, commissaire de l'exposition. De fait, son expo retrace un pan essentiel de l'histoire de la pop : l'invention du mix, l'avènement des synthés et des boîtes à rythmes, les progrès décisifs de l'amplification sonore, etc.

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Mais le voyage aurait moins de sens et d'âme s'il ne racontait aussi le ressort essentiel du mouvement : l'émergence d'une culture gay volontiers transgressive et activiste, résiliente face au sida et indissociable de l'émancipation des minorités noire et latino...
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