Vimala Pons, le mouvement perpétuel
Mathilde Carton
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« La Tribune Dimanche » a recontré Vimala Pons, véritable tornade toujours en mouvement.
LTD/Aurelie Lamachere/Leextra via opale.photo
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« La Tribune Dimanche » a recontré Vimala Pons, véritable tornade toujours en mouvement.
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« Je suis spécialiste de ce que je ne sais pas faire. » À l'ère de la toutologie, l'aveu de Vimala Pons est rafraîchissant. Révélée au grand public dans La Fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko en 2013, cette actrice-autrice-acrobate-performeuse-et-musicienne ne cesse de prêter sa fantaisie et sa frange brune à la création française. Épatante dans le cinéma d'auteur (Bruno Podalydès et Christophe Honoré l'adorent) comme dans les spectacles de Vincent Macaigne ou ceux qu'elle écrit pour elle, la voici pour la première fois en héroïne de comédie romantique.
Son personnage de metteuse en scène, Nora, dans Le Beau Rôle de Victor Rodenbach porte une veste de jogging trop grande et dirige ses acteurs en citant à la fois Retour vers le futur 2 et le philosophe Wittgenstein. Lorsqu'elle apparaît pour de vrai devant nous, c'est à peu près pareil : veste Adidas XXL chipée à Jean-Pascal Zadi et références allant des Bronzés font du ski à Tchekhov. « Je n'ai pas vraiment eu à travailler ce personnage, éclate-t-elle de rire. Nora, c'est un peu moi. »
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Soit une tornade qui comprend mal quand son conjoint comédien, incarné par William Lebghil, a d'autres envies qu'elle. « Il m'est arrivé la même chose : mon partenaire de création me reprochait de partir en tournage. Il faut savoir laisser libre celui ou celle qu'on aime. » Libre, l'actrice-acrobate l'est assurément. Outre Le Beau Rôle, qui sort en salles mercredi, on la retrouvera dans le road-movie familial Mikado de son amie Baya Kasmi, avec Ramzy Bedia, le 5 février, ou encore dans le drame très attendu L'Attachement, de Carine Tardieu, avec Valeria Bruni Tedeschi et Pio Marmaï, présenté à la Mostra de Venise.
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