Découvrir les tours Eiffel de Lewarde
Daniel Schick
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Le Centre historique minier.
© CENTRE HISTORIQUE MINIER
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Le Centre historique minier.
© CENTRE HISTORIQUE MINIER
À la sortie de Douai, au milieu d'un banal rond-point, s'ennuie une berline rouillée. Pas une voiture de luxe, mais le nom des wagonnets qui transportaient le charbon. La berline est le symbole du travail à la mine. Plus aucune berline ne circule
encore. L'activité d'extraction du bassin minier du nord de la France est morte en 1990, morte mais pas enterrée. Au-delà des champs de betteraves, des forêts de châtaigniers, par-delà les maisonnettes bien alignées en briques rouges surgissent deux tours Eiffel. Deux sœurs, deux repères, deux phares en acier griffent le ciel tourmenté des Hauts-de-France. Ces deux tours sont des chevalements. Ils permettaient de remonter à la surface mineurs et charbon. Ils annoncent la présence d'une ancienne mine fermée en 1971. Grâce à la culture, la mine vit autrement mais toujours.À lire également
À côté du village de Lewarde, l'ancienne mine s'est réveillée. En 1984, le Centre historique minier devient le nouveau cœur battant de la région. Des expositions, des reconstitutions, des murs tagués artistiquement, des œuvres contemporaines placées dans les locaux originels, des spectacles, la culture a remplacé le charbon. Lewarde n'est ni un cimetière ni un mémorial mais un aide-mémoire, une mine d'informations, d'émotions, vivante et pas triste.
Daniel Schick