Cinéma : un Dupontel politique malgré lui
C.l.
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« Second Tour », le film français d’Albert Dupontel.
© Jérôme Prébois
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« Second Tour », le film français d’Albert Dupontel.
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On ne sait jamais qui l'on a vraiment devant soi quand on regarde un homme politique. Prenez par exemple Pierre-Henry Mercier (Albert Dupontel), le candidat favori à l'élection présidentielle : prisonnier de ses financiers et de ses communicants, il cache ses véritables intentions politiques, plus à gauche qu'annoncé, à son parti... Pourra-t-il aller jusqu'au bout de sa supercherie et remporter l'élection sans être démasqué ?
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Car en parallèle, Mlle Pove (Cécile de France), une journaliste désabusée par son propre métier et mutée au service des sports alors qu'elle a la politique dans le sang, va finalement mener l'enquête sur lui pendant l'entre-deux-tours. Elle découvrira une tout autre histoire, inconnue de l'intéressé lui-même, et révélera ses véritables origines ainsi que les méfaits cachés de la famille bien sous tous rapports dont il est censé être issu... Même s'il s'en défend, Albert Dupontel signe un film très politique. Il promène son regard critique et sans concessions dans les méandres d'un triptyque toujours sulfureux - bourgeoisie, politique et journalisme - tout en flirtant avec la fable écologique et humaniste. Un travail d'équilibriste tantôt agréable, grâce à quelques vannes et un duo comique rafraîchissant (Cécile de France et Nicolas Marié), tantôt déroutant, tant cette histoire rocambolesque est souvent à la limite de l'invraisemblable et peine à retomber sur ses pieds.
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