Algérie : Jean-Noël Barrot en opération déminage
Antoine Malo
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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
LTD/Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
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Entre Alger et Paris, l'heure n'est pas encore au printemps. Certes, depuis lundi et ce coup de fil entre Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune qui a débouché sur un communiqué commun, un dégel a été amorcé entre les deux pays. Mais il va en falloir beaucoup plus pour mettre fin à cette période glaciaire qui dure depuis des mois.
Le voyage que Jean-Noël Barrot effectue aujourd'hui à Alger s'annonce comme une étape cruciale dans ce fragile processus de réconciliation. Au cours de ce déplacement express - seulement quelques heures -, le ministre des Affaires étrangères devrait rencontrer son homologue mais aussi le président Tebboune. Le chef de la diplomatie française sait qu'il devra peser chacun de ses mots au trébuchet. Quelques projets pourraient aider à mettre de l'huile dans les rouages, comme celui du retour d'un ambassadeur algérien à Paris. Mais va surtout se dresser devant lui une montagne de sujets irritants toujours en souffrance.
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Le dossier le plus urgent reste celui de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrêté en novembre et condamné à cinq ans de prison la semaine dernière, notamment pour « atteinte à l'unité nationale ». Sa libération demeure une priorité pour Paris. En milieu de semaine, une rumeur a d'ailleurs circulé sur un possible retour de l'écrivain en France dans l'avion de Jean-Noël Barrot. Elle s'est rapidement dégonflée, notamment après les appels de la condamnation interjetés à la fois par l'auteur et par le parquet algérien.
Antoine Malo