CHRONIQUE LE MONDE À L’ENDROIT — Netanyahou n'est pas Dreyfus
François Clemenceau
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Personne de sérieux et de bonne foi ne peut une seule seconde minimiser les pogroms monstrueux perpétrés par les terroristes du Hamas et du Djihad islamique le 7 octobre 2023. Aucun diplomate, aucun militaire d'expérience dans un pays démocratique ne peut contester le droit à la légitime défense de l'État d'Israël lorsque ses soldats et ses civils sont aussi vicieusement attaqués. Et qui pourrait en France garantir sans aucun doute que les plus hautes autorités et l'armée de notre pays respecteraient à la lettre le droit international humanitaire si des massacres aussi abjects étaient commis contre près de 8 000 êtres humains en moins de vingt-quatre heures sur notre sol ?
Oui, Benyamin Netanyahou a raison depuis plus d'un an de rappeler que la guerre qu'il mène contre le terrorisme islamiste a lieu dans ce contexte de haine absolue contre Israël manifestée par le Hamas, le Hezbollah et leur parrain iranien. Mais il a tort, comme il l'a fait jeudi, de prétendre que la réponse militaire d'Israël à ces attaques continues ne peut être mise en cause, que ce soit par des pays amis comme les États-Unis ou la France, par les Nations unies dont fait partie Israël, ou par la justice internationale.
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Surtout lorsqu'aucune enquête administrative, parlementaire ou judiciaire n'a été mise en place en Israël à ce jour pour examiner d'un côté les failles de sécurité des services de renseignement qui ont permis aux terroristes d'amplifier leurs crimes, et de l'autre les reproches émis par les organisations de défense des droits humains concernant le sort réservé depuis plus d'un an aux civils palestiniens de Gaza.
François Clemenceau
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