En Grèce, l'île de Paros « détruite à petit feu » par le surtourisme
Marina Rafenberg, envoyée spéciale à Paros
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L'île de Paros en Grèce abrite le village Naoussa.
LTD/ AURELIE AUDUREAU/LP/MAXPPP
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L'île de Paros en Grèce abrite le village Naoussa.
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« Je suis tombée amoureuse de Paros il y a 40 ans, mais aujourd'hui je la vois être détruite à petit feu, envahie de villas de luxe avec piscines à gogo », soupire Corinne Harcourt, une Française qui a dirigé pendant une trentaine d'années une agence de voyages et contribué à faire connaître Paros auprès d'une clientèle française.
En 2024, selon l'autorité grecque de statistiques, 349 permis de construire ont été délivrés sur l'île contre 291 en 2023, pour des maisons aux surfaces moyennes de 200 mètres carrés. Après les îles de Santorin et de Mykonos, Paros, accessible en bateau et en avion depuis Athènes, est à son tour menacée par le surtourisme. Depuis la fin du Covid-19, l'île connaît, en effet, un boom immobilier et détient le record de permis délivrés depuis 2020 dans l'archipel des Cyclades.
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Ioannis Loukis, un photographe grec originaire de Paros, et Or Kaplan, un Israélien tombé sous le charme de l'île, ont vu juste lorsqu'ils ont ouvert leur agence immobilière il y a cinq ans. « Après la pandémie, les citadins ont eu besoin de se rapprocher de la nature et Paros est devenue une destination idéale, expliquent-ils. L'augmentation des prix a été constante ces trois dernières années, de 20 à 30 %, et il y a de la marge. » Dans leur catalogue, des propriétés qui coûtent entre 1 et 10 millions d'euros. Si la plupart de leurs clients recherchent une maison secondaire, certains investissent pour louer ensuite les propriétés.
Marina Rafenberg, envoyée spéciale à Paros