Incendies : dans l’enfer de Los Angeles
Garance Le Caisne
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Le cauchemar continue pour les habitants de la ville Californienne.
LTD/OSH EDELSON/AFP
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Le cauchemar continue pour les habitants de la ville Californienne.
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Les incendies perdurent à Los Angeles pour la cinquième journée consécutive. Mais, déjà, les accusations tombent devant l'ampleur du désastre. Maire absente le premier jour malgré les alertes météo, pompiers dont le nombre s'est révélé insuffisant, bouches d'incendie non approvisionnées, réservoir d'eau vide...
Les soldats du feu se sont effectivement retrouvés de nombreuses fois dans l'impossibilité de pomper de l'eau. Vendredi, Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de l'État le plus peuplé des États-Unis, a demandé un « examen indépendant complet » de l'approvisionnement en eau de la ville. Donald Trump a préféré le fustiger en mentant, affirmant que la Californie l'avait gaspillée pour mener sa politique environnementale et préserver une race de « poisson inutile ».
Même s'il est trop tôt pour connaître l'origine de la catastrophe, des experts estiment que les conditions climatiques étaient telles, avec des rafales de vent historiques et une sécheresse anormale à cette période de l'année, que personne n'aurait pu éviter ces feux dans la mégalopole californienne. Hier soir, cinq étaient encore actifs, dont trois très loin d'être maîtrisés. Celui de Pacific Palisades, qui a déjà détruit plus de 9 000 hectares, progressait vers l'est, menaçant l'autoroute 405, la plus fréquentée au monde.
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Au moins 11 personnes sont déjà mortes, plus de 12 000 bâtiments ont été ravagés par les flammes et plus de 14 000 hectares ont brûlé. Selon différentes analyses, les pertes sont évaluées entre 50 et 150 milliards de dollars, ce qui ferait de cette série d'incendies la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis.
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