Incendies de Los Angeles : les assureurs américains risquent d’accélérer leur retrait de Californie
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Une maison dévastée par les incendies à Altadena (Los Angeles).
Reuters
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Une maison dévastée par les incendies à Altadena (Los Angeles).
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C'est l'incendie le plus destructeur de l'histoire de Los Angeles. C'est ainsi que l'un des responsables des pompiers de la ville, Kristin Crowley, résume la situation, alors que le feu fait toujours rage ce vendredi dans le quartier huppé de Pacific Palissades et que de nouveaux foyers sont apparus dans les collines environnantes.
Selon l'agence de notation S&P Global, les premières estimations des pertes assurées (au 9 janvier) pourraient égaler les quelque 16 milliards de dollars des incendies de Tubbs en Californie du Nord en 2017. Les analystes de JP Morgan ont, en effet, doublé leurs prévisions de jeudi dernier, de 10 à 20 milliards de dollars. Mais les pertes économiques pourraient être bien plus importantes. Car, le montant des pertes assurées dépend largement de la couverture des propriétaires, dont beaucoup possèdent des biens immobiliers de grande valeur, ainsi que du niveau de protection des entreprises.
S&P Global estime cependant que les assureurs primaires notés peuvent supporter le gros des pertes, après les bons résultats de l'année 2024, combinés à la réduction importante de la couverture des polices dans les zones à risque. C'est également le cas pour les réassureurs qui ont accumulé des profits ces deux dernières années.
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Evidemment, les principales compagnies d'assurance présentes en Californie, comme Allstate ou Chubb, vont devoir face à des sinistres de grande ampleur qui pourraient, selon S&P Global, « rapidement épuiser les budgets catastrophes des assureurs primaires américains », surtout si l'année 2025 s'avère supérieure à la moyenne en termes de catastrophes naturelles.