Iran : portraits de résistantes
Pauline Delassus
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Les jeunes artistes, particulièrement les femmes, sont souvent confrontées à de graves difficultés financières en Iran.
LTD/Forough Alaei
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Les jeunes artistes, particulièrement les femmes, sont souvent confrontées à de graves difficultés financières en Iran.
LTD/Forough Alaei
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Nous étions trois ans avant la mort de Jina Mahsa Amini, trois ans avant le début du mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Forough Alaei m'avait accueillie à Téhéran ; la trentenaire photographiait alors des femmes fans de foot qui, pour se rendre dans les stades où elles sont interdites, se griment en hommes et se mêlent aux supporters les soirs de match, au péril de leur vie.
Elle les a suivies pendant des mois, allant jusqu'à elle-même se travestir pour les accompagner et les filmer en caméra cachée. Pour ces images, publiées dans plusieurs journaux en Europe et aux États-Unis, Forough a été récompensée d'un prestigieux prix World Press. Pour ces images, Forough a été arrêtée par des agents des Gardiens de la révolution, interrogée et détenue cinq jours. Nous n'avons jamais perdu contact.
Quelque temps avant que ne commencent à circuler, le 2 novembre, les vidéos d'Ahoo Daryaei, une étudiante déambulant en sous-vêtements pour protester contre le code vestimentaire islamique - et qui a pour cela été interpellée et enfermée dans un hôpital psychiatrique -, la journaliste nous a envoyé une vingtaine de photos, un travail constitué pendant plusieurs années, au fil de reportages.
Voici ses mots pour en parler : « Si je devais retenir une chose de l'histoire du combat des femmes pour l'égalité des droits, c'est que l'oppression devient une norme quand il n'y a pas d'exemples à suivre, quand les tabous ne sont pas levés. Je veux montrer par mes photos qu'il y a en Iran des pionnières qui font évoluer les mentalités. »
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