OPINION - La présidente d’ONU Femmes France déplore que les crises géopolitiques entraînent toujours un recul des droits de femmes. Elle en appelle à l’application pleine et entière des programmes des Nations uniesUne femme sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, sur tous les continents, dans tous milieux sociaux. Cinq femmes ou filles sont tuées en moyenne toutes les heures par un membre de leur famille. Il s'agit de la violation des droits humains la plus répandue dans le monde. Pourtant, données et expériences de terrain à l'appui, il est possible de construire une société dans laquelle les femmes et les filles seraient préservées des violences. Mais nous reculons. Reconnaître la gravité du problème, c'est le prendre au sérieux, approfondir les solutions qui fonctionnent et leur allouer des ressources importantes et décisives.
Nous vivons une époque de crises : sanitaires, géopolitiques, économiques, sociales, climatiques. À chacune d'entre elles, les droits des femmes reculent ; leur intégrité physique et morale est menacée durablement. Partout, elles sont les victimes collatérales des prédations, obscurantismes et conflits, dans un monde qui se vante orgueilleusement des exploits sophistiqués de l'IA. Le 7 octobre, le Hamas a semé la terreur et massacré des Israéliens, dont de nombreuses femmes et des filles dans des conditions particulièrement insoutenables. Nous avons condamné sans réserve ces actes barbares tout en demandant la libération inconditionnelle des otages ET, dans le même temps, nous pensons aux femmes et aux filles de Gaza qui ont tragiquement perdu la vie dans des souffrances indescriptibles et avons appelé urgemment au cessez-le-feu humanitaire pour porter secours aux civils.
Le ET est ici fondamental, car l'humanité ne choisit pas. Nous condamnons et continuerons à condamner sans équivoque tout acte de violence contre les femmes et les filles, incluant la violence sexuelle, considéré comme une violation inacceptable des droits humains, où que ce soit dans le monde. Nous sommes aux côtés de tous les civils, et particulièrement de toutes les femmes du monde. En 2023, je l'écris avec gravité, vivre une vie sereine et libre en tant que petite fille autant que jouir pleinement de ses droits en tant que femme reste un privilège.
Céline Mas, Présidente d’ONU Femmes France, écrivaine et entrepreneure social