L’Europe face à Trump
Antoine Malo et Michel Cabirol
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Donald Trump réélu, l'UE va devoir réagir face à la montée des droits de douane.
LTD/Brendan McDermid/REUTERS
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Faut-il y voir un mauvais signal ? Les dirigeants de l'Union européenne ont quitté vendredi le sommet de la Communauté politique européenne à Budapest, en Hongrie, sans se plier à la traditionnelle photo de famille. Pas très rassurant, alors que le triomphe de Donald Trump amène les Vingt-Sept à trancher ensemble des questions mises jusqu'alors sous le tapis. À commencer par la politique commerciale. . Soit elle opte pour une forme de protectionnisme, soit chacun des États membres va tenter de négocier en solo à Washington.
Autre chantier majeur et urgent, la relance de la croissance du Vieux Continent par une politique d'investissements massifs, point au cœur du rapport de Mario Draghi. Ursula von der Leyen, qui rempile pour cinq ans à la tête de la Commission européenne, a promis cette semaine de proposer un pacte industriel. Mais le montant des investissements atteindra-t-il les 800 milliards d'euros annuels recommandés par Draghi ? Cela induirait un endettement commun gigantesque dont les pays dits frugaux ne veulent pas.
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Reste enfin la question de la défense commune. Là encore, des divergences s'affichent entre ceux, comme la France, qui plaident pour une industrie de défense commune et d'autres bien moins allants sur la question. Si l'UE parvient à surmonter ses différences, il lui faudra trouver un « leadership » pour défendre ses intérêts. D'ordinaire, c'est Paris et Berlin qui assument ce rôle. Sauf que le moteur franco-allemand, plombé par les crises économiques et politiques, est en panne. Une situation qui laisse un peu plus de place aux amis de Trump, Viktor Orbán et Giorgia Meloni, qui n'ont jamais fait montre d'un amour débordant pour l'UE.
Antoine Malo et Michel Cabirol
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