Avec la Russie, Olaf Scholz la joue solo
Antoine Malo
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Olaf Scholz s'est rendu à Budapest, en Hongrie, le 8 novembre dernier.
LTD/Kay Nietfeld/DPA/ABACAPRESS
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Olaf Scholz s'est rendu à Budapest, en Hongrie, le 8 novembre dernier.
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Engager une conversation avec Vladimir Poutine tourne rarement à votre avantage. Au début de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron l'avait appris à ses dépens. Depuis, la majorité des dirigeants occidentaux ou presque avait rompu tout contact avec le Kremlin. Jusqu'à ce que, vendredi, Olaf Scholz brise ce cordon sanitaire et décide d'appeler Vladimir Poutine. Si Volodymyr Zelensky avait été prévenu de ce coup de fil, il n'en est pas moins furieux. Le chef de l'État ukrainien a estimé que Berlin a ouvert une « boîte de Pandore » en sortant le Russe de son isolement.
Selon la chancellerie allemande, l'échange entre les deux hommes a duré soixante minutes. Bien sûr, officiellement, chacune des parties est restée dans son couloir. Scholz a déroulé l'argumentaire des alliés de Kiev en demandant le retrait des soldats russes d'Ukraine et en affirmant que le soutien des Occidentaux à Kiev allait se poursuivre aussi longtemps qu'il le faudrait.
Poutine, de son côté, a une nouvelle fois tenu l'Otan responsable de la situation et prévenu que de futures négociations devaient tenir compte des « nouvelles réalités territoriales ». Autrement dit, que la Russie n'était pas prête à renoncer aux régions conquises en mille jours de conflit.
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Le Kremlin, qui a aussi communiqué sur cet échange, en a profité pour glisser quelques peaux de banane sous les pieds de Scholz. D'abord en précisant que c'est bien l'Allemand qui avait été à l'initiative de cette conversation. Ensuite en expliquant que la question énergétique, donc de l'approvisionnement de gaz russe en Allemagne, avait été abordée. De quoi, peut-être, semer le doute sur les véritables intentions du chancelier.
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