Netanyahou part en guerre contre le Shin Bet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Manifestation à Tel-Aviv le 10 mars 2025.
LTD/Avshalom Sassoni/Flash90
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Manifestation à Tel-Aviv le 10 mars 2025.
LTD/Avshalom Sassoni/Flash90
Sur le trottoir, trois poupées gonflables représentant Benyamin Netanyahou, un émir du Qatar et un otage sont positionnées devant des valises de dollars. Que ce soit lors d'une manifestation pour la libération des otages, il y a huit jours, ou devant le tribunal où le Premier ministre témoignait dans son procès pour corruption lundi, des Israéliens promènent cette installation scénique pour dénoncer les liens entre Netanyahou et le Qatar. Et témoigner de leurs inquiétudes sur le fait que ces derniers aient influencé les négociations pour le retour de leurs proches détenus à Gaza.
L'État hébreu et l'émirat du Golfe n'ont pas de relations diplomatiques officielles, mais ils entretiennent des contacts étroits. Il y a eu les valises remplies de billets par Doha que Benyamin Netanyahou a laissées entrer à Gaza entre 2018 et 2024, pensant garder le Hamas sous contrôle et ainsi affaiblir l'Autorité palestinienne afin de repousser la solution à deux États. Il y a maintenant des conseillers du Premier ministre accusés d'avoir été payés pour promouvoir une bonne image du Qatar.
À lire également
Le scandale du « Qatargate » envenime jusqu'aux relations entre le chef du gouvernement et le Shin Bet, le service de renseignement intérieur. Vendredi, Netanyahou a demandé l'ouverture d'une enquête contre Nadav Argaman, l'ancien patron de l'agence, qui avait affirmé la veille que le Premier ministre avait tenté d'« acheter la paix à Gaza avec l'argent du Qatar ».