Retraites : le conclave en quête de sens

Fanny Guinochet
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Les discussions autour de la retraite se poursuivent dans un climat international tendu.
LTD/Firas Abdullah/ABACAPRESS

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Les discussions autour de la retraite se poursuivent dans un climat international tendu.
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Jeudi prochain, syndicats et patronat doivent se réunir pour parler du financement des retraites. Au menu de la session de ce 13 mars, l'âge de départ et les carrières longues. Alors que les tensions géopolitiques se multiplient, que la France est susceptible de basculer dans l'économie de guerre et que le gouvernement cherche des milliards d'euros pour financer sa production d'armement, les partenaires sociaux n'ont pas prévu, pour le moment, de modifier leur planning de travail.
Au risque d'apparaître complètement déconnectés de la réalité. « On discute de façon fructueuse, on est dans notre bulle... C'est vrai que l'on peut apparaître comme hors-sol », reconnaît un participant.
Dès fin février, Force ouvrière a claqué la porte de la concertation, refusant de participer à ce que le syndicat qualifie de « mascarade ». Les autres centrales ont toujours en ligne de mire de revenir sur l'âge légal de départ à 64 ans. Ainsi la CFDT espère-t-elle obtenir des aménagements de la réforme sur la pénibilité, l'égalité femme-homme, etc.
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Le patronat, lui, refuse tout retour en arrière, surtout dans une période où les entreprises promettent d'être mises à contribution. « Ce sujet de la guerre arrivera vite sur la table, prédit Éric Chevée, le négociateur CPME. Notre organisation posera la question d'augmenter le temps de travail, y compris pour participer à l'effort de défense nationale... Ne serait-ce qu'en travaillant une heure de plus. »
Fanny Guinochet