Assurance-vie luxembourgeoise : atouts et limites d’une idée à la mode
Alexandre Loukil
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Le siège autrichien de Generali insurance à Vienne, en Autriche, le 8 avril 2016.
LTD/Heinz-Peter Bader/REUTERS
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Le siège autrichien de Generali insurance à Vienne, en Autriche, le 8 avril 2016.
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« Par rapport à 2024, la collecte est en hausse de 49 % », s'enthousiasme Hugues Aubry, président de Generali Luxembourg, la filiale du groupe italien spécialisée dans l'assurance-vie luxembourgeoise. Des bons résultats tirés par la demande française. Il faut dire que selon les dernières données du rapport annuel du Commissariat aux assurances, le régulateur du Grand-Duché, les ménages tricolores représentent 41,7 % de la collecte totale de l'assurance-vie luxembourgeoise, faisant de notre pays « le leader incontesté de l'assurance-vie internationale » avec 9 milliards d'euros investis.
Ce type de contrat d'épargne, destiné aux plus hauts revenus, est distribué par l'intermédiaire de banques privées et de courtiers en partenariat avec les filiales de grands assureurs mondiaux tels que Swisslife, Generali ou Cardiff. Il consiste à domicilier son assurance-vie au sein de Luxembourg pour bénéficier de plusieurs avantages juridiques et financiers dont la législation française est dépourvue.
D'abord, une protection contractuelle, appelée « triangle de sécurité ». Trois acteurs se partagent les responsabilités. D'une part, l'émetteur du contrat. Il s'agit de l'assureur auprès de qui vous souscrivez votre assurance-vie. D'autre part, une banque dépositaire qui détiendra l'argent de l'épargnant sur un compte indépendant. « La réglementation luxembourgeoise impose à l'assureur de séparer ses capitaux propres des actifs représentatifs des provisions techniques », explique Hugues Aubry. Impossible donc de toucher aux avoirs des ménages. La dernière pointe du triangle est constituée du CAA, qui exerce un contrôle trimestriel des actifs de l'assureur et vérifie sa conformité aux règles prudentielles.
Alexandre Loukil