La famille Thuasne, en bande organisée
Pierrick Merlet
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Une usine de tricotage circulaire, à Saint-Étienne.
LTD/Collection privée
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Une usine de tricotage circulaire, à Saint-Étienne.
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Probablement sans le savoir, ils sont des millions de Français à avoir porté un équipement produit par Thuasne. Voire des dizaines de millions de personnes dans le monde.
Fondée en 1847, la société familiale est spécialisée dans la conception et la fabrication d'orthèses, mais aussi de bandages compressifs et élastiques qui traitent les plaies et les œdèmes. Reconnue aujourd'hui comme une référence mondiale dans son secteur, l'entreprise aurait pourtant pu avoir une tout autre histoire... sans un incendie.
« Nous avons connu une première étape dans le textile, raconte Delphine Hanton, la directrice générale et visage de la sixième génération à la tête de l'entreprise. Nous produisions à l'époque des élastiques étroits pour l'habillement et particulièrement les sous-vêtements, comme les bretelles de soutien-gorge. Mais notre usine, installée dans la Somme, a totalement brûlé. Il ne reste plus que la cheminée encore aujourd'hui. »
C'est alors que son arrière-grand-père, Maurice Thuasne, jeune ingénieur textile, prend la décision de s'installer dans la Loire, à proximité des fournisseurs de fils, pour relancer l'activité. « Il a acquis un bâtiment en 1912 à Saint-Étienne, que nous utilisons toujours aujourd'hui, et ce territoire est resté notre fief depuis toutes ces années », annonce avec fierté la dirigeante.
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Cette dernière vient d'ailleurs de se lancer dans l'acquisition de deux friches industrielles, pour un total de 16. 000 mètres carrés, sur le territoire stéphanois, dans le souci d'accompagner la montée en puissance industrielle de Thuasne. C'est aussi depuis le Forez que l'entreprise familiale a revu son positionnement.
Pierrick Merlet