Qui va succéder au PDG de La Poste ?
Marie-Pierre Gröndahl
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Photo d'illustration
LTD/Alexis Jumeau/ABACA via Reuters
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Le processus officiel n'est pas encore lancé mais les candidatures, officieuses ou non, se multiplient déjà. La présidence de La Poste suscite de nombreuses convoitises. Philippe Wahl, contrairement aux patrons du secteur privé qui organisent leur succession avec leur conseil d'administration et leurs actionnaires, ne peut pas se prononcer.
Mais l'actuel PDG préférerait une candidature interne, qui permettrait « un départ lancé », de façon à éviter les mois de délai requis pour qu'un nouveau venu se familiarise avec les rouages de l'entreprise. Le cabinet de recrutement Progress Associés est chargé de sélectionner les profils, sous l'égide de l'Agence des participations de l'État et de la Caisse des dépôts. « La décision ultime sera celle du président de la République », note un familier du dossier.
Au sein du groupe, Nathalie Collin, depuis onze ans à , chargée du pôle grand public et numérique, qui emploie 50 000 personnes et réalise 6,4 milliards de chiffre d'affaires, ne cache pas son envie de prendre les rênes. Responsable de la bancassurance, à la tête de La Banque postale, Stéphane Dedeyan (entré dans le groupe il y a quatre ans), reste discret sur ses intentions, mais serait un autre successeur possible issu du groupe.
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« À l'extérieur, ça se bouscule », s'amuse un banquier d'affaires. Mais ça se complique aussi, puisque plusieurs postes sont simultanément à pourvoir dans la sphère publique, notamment à la Caisse des dépôts, après le départ pour Bercy de son ancien dirigeant, Éric Lombard, comme à la SNCF. « Un jeu de dominos qui dépend également du calendrier retenu pour chaque poste », ajoute un vétéran de la fonction publique.
Marie-Pierre Gröndahl