OPINION — Philippe Folliot, sénateur du Tarn, et plus de 400 élus du département réaffirment, dans cette tribune, leur soutien total à la réalisation de l'A69, qu'ils estiment « vitale ».
Le récent avis rendu par le rapporteur public sur l'emblématique dossier de l'A69 nous a surpris, consternés et sidérés. Que les choses soient claires, nous, élus de la République, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires, adjoints et conseillers municipaux, défendons l'État de droit, dans lequel l'indépendance de la justice existe.
Alors qu'une décision de justice doit être prochainement rendue, un silence des élus du territoire aurait pu être interprété comme un soudain désintérêt pour la cause du désenclavement du sud du Tarn, voire une approbation tacite des arguments mis en avant pour un arrêt du chantier.
Nous constatons que la proposition du rapporteur public s'appuie sur une extrapolation de la vague et aléatoire notion de raison impérative d'intérêt public majeur. Les conditions de celle-ci ne seraient pas réunies car « gagner trente minutes de trajet » n'aurait pas d'importance, tout comme la sécurité supplémentaire apportée par l'autoroute ne justifierait pas sa réalisation, pas plus que les inquiétantes évolutions démographiques et économiques du bassin d'emploi ne devraient être prises en compte...
Nous sommes surpris que l'on s'appuie sur des arguments d'opportunité qui ont été tranchés par deux débats publics, une enquête d'utilité publique validée par le Conseil d'État, une inscription dans la loi d'orientation sur les mobilités... sachant que tous les recours en référé déposés par les opposants devant la justice administrative ont été déboutés.
Alors que le chantier est bien avancé et que 300 millions d'euros des crédits alloués au projet sont déjà engagés, il faudrait donc tout arrêter ? Détenant notre légitimité du suffrage universel et issus de différentes orientations politiques, nous sommes unanimement convaincus par l'A69.
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Par Philippe Folliot et plus de 400 élus du département