Pour le Conseil d'État, la souveraineté ne s'arrête pas aux portes des usines
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Le Conseil d'Etat présentait ce jeudi son étude annuelle, cette fois sur la souveraineté.
SARAH MEYSSONNIER
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Le Conseil d'Etat présentait ce jeudi son étude annuelle, cette fois sur la souveraineté.
SARAH MEYSSONNIER
Au rythme des crises - de la pandémie de Covid 19 à la guerre en Ukraine - qui ont eu des répercussions dans le monde entier ces dernières années, la notion de souveraineté s'est largement imposée dans le discours politique en France. A tel point que, pour son étude annuelle publiée ce mercredi, le Conseil d'Etat a, cette fois, choisi de se pencher sur ce sujet. Un véritable signe des temps.
« La souveraineté, c'est la capacité à avoir le dernier mot et à s'assurer qu'il soit respecté », explique d'emblée Fabien Raynaud, le rapporteur général de l'étude, à La Tribune. « C'est une notion très importante, car elle désigne la capacité pour un peuple à choisir son destin ». Or, cette souveraineté doit faire face à de nombreux défis, qui redessinent ses contours. « La souveraineté a changé de forme, les conditions de son exercice ont évolué et les contraintes auxquelles elle est confrontée ont changé de nature », souligne Fabien Raynaud, pointant notamment les conséquences « d'économies de plus en plus intégrées dans un monde globalisé, et donc interdépendantes ».
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La crise du Covid 19 a ainsi mis en lumière le risque d'une pénurie de médicaments dont les principes actifs sont fabriqués à l'étranger. C'est d'ailleurs à partir de 2021 qu'Emmanuel Macron multiplie les références à la nécessité de retrouver cette souveraineté.