• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Allons vers une République de la social-autonomie ! », par Eduardo Rihan Cypel, ancien député PS de Seine-et-Marne

Par Eduardo Rihan Cypel

Publié le 25 mai 2025 à 05:48

L'ancien député PS réclame un retour du sens politique du social en tant que social

L'ancien député PS réclame un retour du sens politique du social en tant que social

LTD/DR

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Face à la multiplication des canicules, les « toits frais » sont en plein essor

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    Guerre au Moyen-Orient : pourquoi les banques européennes coupent le crédit aux ménages et aux entreprises

  • 4

    En Bretagne, les foyers de personnes seules vont transformer les territoires d'ici à 2050

  • 5

    Alerte à la fraude bancaire, analyse d’image : on a assisté à la démo d'ArgonOS, le prochain logiciel du renseignement intérieur

  • 6

    Nouvelle flambée des carburants : Maud Bregeon renvoie à un bilan des aides « d’ici à fin août »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L’ancien député PS fait la promotion d'une idée pour le bien de la société : la social-autonomie. Un projet qui pourrait être mené, selon lui, par le Parti socialiste.

La société française traverse une crise profonde qui n'est pas celle de « l'identité » au sens où l'opinion commune l'entend : c'est une crise des conditions de la modernité française. Dans nos sociétés contemporaines, et singulièrement en France, une transformation majeure affecte la manière dont les individus vivent leur rapport à eux-mêmes, aux autres et à l'agir.

Il ne s'agit pas d'un simple désenchantement ou d'une crise passagère, mais d'un phénomène structurel de tendance lourde : les ressorts subjectifs de l'action se sont déplacés, bouleversés par une modernité qui fait de l'autonomie un impératif catégorique. Ce qui émerge, c'est une difficulté croissante à « faire avec soi-même », à prendre des décisions, à supporter la responsabilité d'une existence que chacun est censé inventer seul, ou presque.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Ensauvagement de la société : réveillons-nous avant de perdre la bataille », par Arnaud Robinet, maire de Reims

Cette difficulté que les sciences sociales ont mise au jour avec une grande clarté rejoint aujourd'hui les apports les plus lucides de la psychanalyse contemporaine. Ce que ces deux disciplines montrent ensemble, c'est que le malaise dans la civilisation a changé de forme. Il ne se présente plus sous les seuls traits classiques de la répression ou de l'interdit (l'émancipation des mœurs est passée par là) mais sous ceux nouveaux d'un embarras de l'agir, d'une inhibition de l'initiative, d'un sentiment d'insuffisance intérieure face à la norme de performance à laquelle poussent inlassablement les sociétés démocratiques individualistes dans une économie de marché capitaliste d'hyperconsommation.

Ce malaise qui traverse les subjectivités modernes ne relève pas de la seule sphère psychologique. Ce malaise est surtout social et nous oblige à repenser en profondeur les formes d'organisation concrètes de notre pacte républicain et de ses institutions.

L'enjeu décisif aujourd'hui pour la puissance publique est de créer toutes les conditions pour rendre tous les citoyens capables de devenir autonomes

Car dans une société où l'injonction à l'autonomie est devenue la norme centrale, l'inégalité la plus élémentaire n'est plus seulement celle des revenus ou d'un capital économique, mais celle de la capacité à être autonome pour être en mesure de disposer d'un capital économique et social : un travail, un revenu, une place dans la vie sociale et civique.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

L'enjeu pour les pouvoirs publics ne peut plus se réduire aux logiques de redistribution et de réparation ; l'enjeu décisif aujourd'hui pour la puissance publique est de créer toutes les conditions pour rendre tous les citoyens capables de devenir autonomes. C'est dans cette perspective que nous devons refonder notre projet républicain, social et politique autour d'une nouvelle idée-force : la social-autonomie.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Faire de la citoyenneté la Grande Cause Nationale de l'année 2026 », par Jean-Baptiste Hamonic, maire de Villepreux, et 68 autres maires

L'autonomie comme injonction contemporaine

L'individu contemporain est sommé d'être autonome. Cette injonction n'est plus seulement morale ou psychologique, elle est devenue structurelle, intégrée au fonctionnement même des institutions. « L'autonomie n'est plus une aspiration, elle est une exigence », écrit le sociologue Alain Ehrenberg. Dans La fatigue d'être soi (Odile Jacob, 1998), il montre que l'évolution des pathologies psychiques est un révélateur du changement de régime normatif dans nos sociétés.

La société du malaise est celle où l'individu est renvoyé à ses propres responsabilités, même lorsqu'il n'a pas les moyens réels de les assumer. « La responsabilité est devenue le nom de notre liberté », avance encore Ehrenberg. L'autonomie est alors vécue (consciemment ou inconsciemment) comme un idéal tyrannique qui oppresse l'individu de l'intérieur.

Le social comme invention politique

Cette mutation anthropologique s'accompagne d'un effacement progressif du social comme cadre d'action politique. L'État social hérité de l'après-guerre semble pour une grande part inadapté à répondre aux conditions contemporaines d'existence. Ce que nous devons construire, c'est un nouvel État social fondé non plus sur la réparation seule, mais sur la capacitation des individus.

L'enjeu est de sortir de la fausse alternative entre « assistanat » et « responsabilisation individuelle ».

Cette approche implique une redéfinition des institutions sociales comme des supports à l'émancipation, et non plus comme des guichets d'aide, voire de survie. Les apports des révolutions technologiques seront décisifs s'ils sont maîtrisés et pensés pour augmenter la puissance sociale du collectif et les capacités d'agir des individus. Pour une République de la social-autonomie

L'enjeu est de sortir de la fausse alternative entre « assistanat » et « responsabilisation individuelle ». Il s'agit d'assumer une troisième voie, celle de l'autonomie soutenue et socialisée : la social-autonomie.

A LIRE AUSSI

OPINION. « La mutualisation, une réponse pragmatique et citoyenne insuffisamment explorée »

Retrouver les sens social du politique

Il est donc temps de retrouver le sens politique du social en tant que social. C'est la condition pour refaire société, c'est-à-dire pour muscler notre cohésion sociale, sans recourir aux mythes d'une nostalgie française inopérante, que ce soit une nostalgie mythifiée de droite ou une nostalgie mythifiée de gauche.

Pour surmonter ces obstacles, nous devons assumer notre histoire collective comme un tout, en sachant y puiser les ressources fondamentales de l'esprit républicain français, toujours à réinventer, à chaque époque nouvelle quand les mutations du monde percutent l'organisation de la société.

À lire également

  • OPINION. « La France doit s’engager plus fortement dans l’innovation sociale », par Damien Baldin, directeur général de La France s’engage et son adjointe Enora Hamon
  • OPINION. Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Michel Blanquer : « L’école reste-t-elle un ascenseur social ? »
  • OPINION. « Pour bâtir un nouveau contrat social, mesurons ce qui compte vraiment », par les dirigeants d'Impact Tank

C'est un projet de cette dimension que le Parti socialiste pourrait porter à nouveau : le projet d'une République de la capacitation individuelle et collective par l'idée centrale de social-autonomie. C'est au prix de cet effort qui réarticule émancipation individuelle et solidarité collective que le socialisme français retrouvera son rôle historique pour changer la société et la vie des gens.

Par Eduardo Rihan Cypel

Sur le même sujet

Sarah Noutcha, aux championnats d'Europe de Sabre, à Antony (Hauts-de-Seine), le 16 Juin 2026.
Sports

Escrime : Sarah Noutcha, nouvelle porte-étendard du sabre français
Premium

François Hollande est intervenu à Marciac dans le Gers à l'occasion de l'événement The Village organisé par La Tribune.
Politique

François Hollande sur la présidentielle : « La France est extrémisée entre l'extrême droite et la gauche radicale »

Professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport et Julian Jappert, Directeur général du think tank Sport et Citoyenneté
Opinions

OPINION. « E-sport : et si on « rebootait » le corps ? », par le Professeur François Carré et Julian Jappert

Noée Abita, dans "Cap Farewell", en salles ce mercredi 22 juillet 2026.
Cinéma & Écrans

« Cap Farewell », « Sur la route d’Omaha », une retrospective intégrale de Jacques Tati... Nos critiques cinéma de la semaine

Après le film, Scarlett Johansson a mis des années avant d'échanger à nouveau avec Bill Murray
Cinéma & Écrans

Le jour où ils ont crevé l’écran (2/7) : Quand Scarlett Johansson a rencontré Bill Murray
Premium

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Aux origines de #MeToo ».
Société

Aux origines de #MeToo (2/3) : L'affaire Weinstein, l’internationale féministe et le backlash masculiniste
Premium

Porté par Jean-Louis Guilhaumon, ce professeur de collège et politicien avisé qui est lui-même à l'origine de Jazz in Marciac dès 1978, ce projet structurant de 1 million d'euros a été conçu durant la pandémie de Covid.
Gastronomie & Sorties

Jazz in Marciac : le pôle culturel et touristique, nouveauté de l'édition 2026

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Affaires de famille » sur l'épopée de la maison de champagne Roederer.
Dimanche Éco

Histoires de famille (2/7) – La maison de champagne Roederer, des bulles à l’épreuve du temps
Premium