La France a accueilli avec fierté les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024. Pourtant, l'héritage que nous voulons léguer à notre jeunesse vacille déjà. Le compte n'y est pas. Les Jeux de Paris ne peuvent et ne doivent pas se limiter au spectacle éphémère d'une France qui gagne. Leur véritable héritage réside dans ce qu'ils peuvent changer pour les générations futures. Le sport est une culture, un patrimoine à transmettre et à enseigner, dès le plus jeune âge, dans toutes les écoles de France et en dehors.
Si les Jeux ont été une vitrine mondiale de nos savoir-faire et de la « marque-France », le sport à l'école avec l'EPS et en dehors en sont le socle citoyen. Ils restent pourtant trop souvent relégués au second plan et vont souffrir de plein fouet des coupes budgétaires qui arrivent. Le sport en France et l'EPS n'occupent pas la place qu'ils méritent dans la vie de nos enfants et dans leurs emplois du temps. Et ces baisses croissantes de financement soulignent un mépris persistant de la part de nos gouvernants.
Trop souvent perçu comme secondaire, ce levier puissant pour former des citoyens cultivés, autonomes et solidaires est négligé alors que personne n'a oublié notre été olympique. La révolution sportive n'a pas eu lieu. Nous devons changer cela. L'EPS à l'école et le sport pour nos enfants, ce n'est pas un luxe, ni une option. C'est un droit fondamental pour chaque enfant de la République au même titre que les mathématiques ou le français.