Bayrou, le défi mahorais
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Des personnes collectent des tôles après le passage du cyclone Chido, le 26 décembre 2024 à Mayotte.
LTD/PATRICK MEINHARDT/AFP
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Des personnes collectent des tôles après le passage du cyclone Chido, le 26 décembre 2024 à Mayotte.
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François Bayrou est attendu de pied ferme. Demain, le nouveau Premier ministre sera à Mayotte, où il passera toute la journée. Si les premiers pas de Gabriel Attal à Matignon avaient été perturbés par la crise agricole, ceux du patron du MoDem ont été percutés par les ravages du cyclone Chido sur l'archipel mahorais. Son choix, soixante-douze heures après sa nomination Rue de Varenne, de se rendre au conseil municipal de Pau, la ville dont il est maire, plutôt que sur l'île meurtrie et de suivre à distance une réunion du centre interministériel de crise du ministère de l'Intérieur qui lui était consacrée après les ravages provoqués par la catastrophe climatique (il y avait même écourté sa présence) lui avait été très vivement reproché.
Après Bruno Retailleau puis Emmanuel Macron, François Bayrou sera le troisième responsable de l'exécutif à se rendre à Mayotte, deux semaines après le passage de Chido. Là-bas, l'archipel de l'océan Indien panse ses plaies. La population n'a pas suffisamment de nourriture, même si des avions-cargos transportant plusieurs dizaines de tonnes d'eau et de matériel et transitant par La Réunion, depuis laquelle un pont aérien a été mis en place, ont été affrétés. L'électricité n'est que partiellement rétablie.
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La rentrée scolaire prévue le 13 janvier devra être décalée d'au moins une semaine. La catastrophe sanitaire menace. Des collectifs de citoyens mahorais dénoncent la lenteur des secours et leur manque de moyens... Alors que le nombre de morts demeure très imprécis, lundi, sur BFMTV, le Premier ministre a apporté une précision très importante : il a indiqué que le bilan humain se compterait « en dizaines » et non « en milliers » de victimes, comme certains l'avaient initialement évoqué. La destruction totale des nombreux bidonvilles avait en effet fait envisager le pire. Pour l'instant, 39 morts sont officiellement recensés, ainsi que plus de 4 000 blessés.