Bayrou prépare un big bang du marché du travail
Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ruptures conventionnelles, temps de travail et emploi des séniors : vers un big bang du marché du travail.
LTD/REUTERS/Benoit Tessier
Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ruptures conventionnelles, temps de travail et emploi des séniors : vers un big bang du marché du travail.
LTD/REUTERS/Benoit Tessier
Dégager des milliards d'euros grâce à de nouvelles réformes, c'est un levier que Matignon entend actionner ces prochains mois. En ligne de mire le marché du travail, que François Bayrou juge encore beaucoup trop rigide. Le centriste souhaite proposer un « big bang » social, aussi bien en s'attaquant au dialogue social dans l'entreprise qu'en assouplissant les contrats d'embauche, notamment pour les seniors.
Autre point dur : le temps de travail. Il envisage de faire sauter le plancher hebdomadaire de 24 heures du temps partiel. Mais aussi de revoir le nombre de jours fériés. Au nom de la solidarité, certains pourraient ne plus être chômés.
Une chose est d'ores et déjà actée : une nouvelle réforme de l'assurance chômage, pour inciter les demandeurs d'emploi à reprendre plus vite une activité. Un nouveau tour de vis sur les conditions d'affiliation pour être indemnisé est donc prévu.
Le Premier ministre devrait reprendre, en grande partie, la réforme portée par Gabriel Attal quand il était à Matignon l'an dernier, mais qu'il avait dû abandonner, entre les deux tours des élections législatives, après la dissolution. François Bayrou est d'autant plus enclin à s'en inspirer que Gabriel Attal vient de remettre le sujet sur le devant de la scène.
À lire également
Dans le viseur également : les ruptures conventionnelles, devenues aux yeux de l'exécutif beaucoup trop nombreuses et coûteuses, puisqu'elles ouvrent des droits. C'est d'ailleurs le premier poste d'indemnisation, pour un montant de 10 milliards d'euros versés par France Travail chaque année, soit un quart des dépenses d'allocation annuelles. Ce dispositif de séparation à l'amiable instauré en 2008 évite pourtant des litiges dans les entreprises, mais l'Élysée comme Matignon jugent qu'il y a trop d'abus.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Fanny Guinochet