Comment Telegram est devenu « une zone de non-droit » numérique
Marine Protais
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La messagerie Telegram compte 950 millions d'utilisateurs dans le monde (Photo d'illustration).
Dado Ruvic
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La messagerie Telegram compte 950 millions d'utilisateurs dans le monde (Photo d'illustration).
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Blanchiment d'argent, trafic de stupéfiants, complicité dans la détention d'images à caractère pédopornographique... Le 26 août dernier, le parquet de Paris a détaillé les 12 infractions potentielles ayant donné lieu à l'arrestation de Pavel Durov, sulfureux PDG franco-russe de Telegram, samedi dernier, à l'aérogare du Bourget.
Cette longue liste d'infractions ne surprend pas. Depuis plusieurs années, Telegram, qui revendique plus de 950 millions d'utilisateurs dans le monde, est régulièrement cité dans des affaires criminelles. Pour ne citer que quelques exemples : en février dernier, le parquet de Paris a annoncé le démantèlement d'un groupe de vente de « sextapes » d'adolescents officiant sur l'application. Quelques mois plus tard, en mai 2024, le parquet d'Albi a mis fin au canal Telegram de ventes de cocaïne et de cannabis « Candyshop81 ». À de nombreuses reprises, l'application a été accusée de permettre l'organisation de groupes terroristes. Lors des attentats du 13 novembre 2015, elle est décrite comme « l'application de Daech ».
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« C'est une zone de non-droit que l'on trouve dans sa poche », résume Mark Pohlmann, président de l'association Point de Contact. Cette organisation s'affaire à analyser et catégoriser les contenus illicites signalés par les internautes, avant de procéder à des signalements aux autorités. Ce qui circule sur Telegram fait donc partie de son quotidien.
Marine Protais