Emmanuel Macron se prépare aux secousses de l’après-Bayrou
Ludovic Vigogne
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Emmanuel Macron, à l'hôtel des Invalides, à Paris, le 5 septembre.
LTD/Ludovic MARIN/AFP
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Emmanuel Macron, à l'hôtel des Invalides, à Paris, le 5 septembre.
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Bien sûr, il est tard. Mais est-il vraiment trop tard ? Mardi, devant François Bayrou, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau, qu'il a convoqués à l'Élysée pour un déjeuner, Emmanuel Macron regrette la procédure choisie par son Premier ministre pour tenter de se sortir de l'étau budgétaire.
Ce lundi, plutôt que d'avoir recours à l'article 49.1 de la Constitution et d'engager la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée, n'aurait-il pas mieux valu qu'il utilise l'article 50.1 et y lance ainsi un débat sans éventuellement de vote ? Si le premier va provoquer une démission automatique de François Bayrou tant la tournure négative du scrutin est acquise, le second n'aurait pas forcément eu les mêmes conséquences.
N'est-il pas encore temps d'étudier la possibilité de troquer l'un pour l'autre, interroge le président, qui, les jours précédents, avait déjà confié à certains proches que s'il avait été à la place du Béarnais, il ne s'y serait pas pris comme cela. Autour de la table, la réponse est négative. Bien sûr qu'il est trop tard.
Après la chute demain de François Bayrou à l'Assemblée, Emmanuel Macron va donc devoir trouver un nouveau Premier ministre. Il n'aura pas droit à l'erreur s'il veut éviter une nouvelle dissolution, dont il ne veut absolument pas entendre parler. Ces prochains jours, battant de nouveau des records d'impopularité, il sera déjà cerné par une succession de rendez-vous délicats.
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