François Bayrou : au nom de tous les siens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les députés MoDem, très remontés contre le choix de François Bayrou qui les recevra mardi.
LTD/Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les députés MoDem, très remontés contre le choix de François Bayrou qui les recevra mardi.
LTD/Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Mardi, François Bayrou a invité les 36 députés du MoDem à venir participer à un cocktail dînatoire Rue de Varenne. Le 15 janvier, ils avaient déjà eu droit à pareille invitation. Un mois après la nomination de leur patron à Matignon, la soirée avait été pleine d'émotion. Devant ses troupes, le sixième Premier ministre d'Emmanuel Macron avait alors rappelé d'où elles venaient.
Entre 2012 et 2017, elles ne comptabilisaient plus que deux députés. Pour lui, la démocratie chrétienne avait enfin droit à la place qu'elle méritait. « Je suis le premier à y arriver depuis Pflimlin », confiera François Bayrou à un proche, faisant référence au dernier chef de gouvernement issu de cette sensibilité. En 1958, figure du MRP, Pierre Pflimlin fut durant quelques jours président du Conseil d'une IVe République agonisante.
Soixante jours plus tard, l'ambiance ne sera plus tout à fait la même. Les députés MoDem, qui étaient déjà retournés à Matignon le 28 janvier à l'occasion d'une réception avec l'ensemble des parlementaires du socle commun, ont désormais quelques états d'âme. Ils sont notamment remontés contre la décision de François Bayrou de faire de la révision du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille, instauré en 1982 via la loi dite « PLM », une priorité. Mardi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe MoDem, le sujet a occupé pour la deuxième semaine d'affilée les conversations.
À lire également
Il met d'autant plus mal à l'aise les députés centristes que c'est un des leurs, Jean-Paul Mattei, un très proche du Premier ministre, qui a été désigné pour être le rapporteur de la proposition de loi Renaissance transposant la volonté du Premier ministre, et qui commencera à être débattue le 2 avril à l'Assemblée nationale.