LA TRIBUNE DIMANCHE - Le Parti socialiste ne participera pas au gouvernement Bayrou. Est-ce une erreur selon vous ?
FRANÇOIS REBSAMEN - La question qui se pose aujourd'hui, c'est celle de la position de la gauche socialiste, de la gauche de gouvernement. Ma position à moi, c'est que face à la montée de l'extrême droite, face à l'instabilité politique, au déficit budgétaire, à l'urgence climatique, tous les républicains progressistes doivent s'engager. C'est pourquoi je leur lance un appel. L'heure n'est pas à la politique de la chaise vide ou aux calculs électoraux. J'appelle tous ceux qui font passer l'intérêt du pays avant leur intérêt personnel à participer au gouvernement, ou au moins à rejoindre une large union d'intérêt général, comme le leur a proposé le Premier ministre.
Allez-vous participer à ce gouvernement ?
Depuis 2012, j'ai refusé à plusieurs reprises d'être ministre. Aujourd'hui, je suis prêt à m'engager. D'abord parce que je pense que l'heure est grave : la situation économique, politique et sociale du pays est préoccupante. Ensuite pour une raison plus personnelle : j'ai une relation de confiance avec le Premier ministre depuis de nombreuses années. Je pense qu'il est l'homme de la situation. Il a la culture du compromis dont le pays a besoin, il l'a montré en 2012 en votant pour François Hollande. Tout cela emporte ma décision.