Le trumpisme selon Marine Le Pen
Jules Pecnard, envoyé spécial à Madrid
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Marine Le Pen a participé à une réunion des Patriotes pour l'Europe dans un hôtel de Madrid, le 8 février 2025.
LTD/Thomas COEX/AFP
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Marine Le Pen a participé à une réunion des Patriotes pour l'Europe dans un hôtel de Madrid, le 8 février 2025.
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Qu'on ne cherche pas de points communs entre Javier Milei et Marine Le Pen. Hier à Madrid, quelques minutes avant le meeting qu'elle a tenu avec ses partenaires européens, la cheffe du Rassemblement national a eu droit à une question de la presse sur l'ultralibéral président argentin.
La veille, les leaders de Patriots for Europe (PfE) - groupe d'extrême droite où siège le RN au Parlement de Strasbourg, troisième en nombre d'élus - ont signé un communiqué dans lequel il est écrit que Milei « fait souffler un vent de liberté » dans son pays. Peu friande de la tronçonneuse maniée par l'ancien économiste pour amputer l'État argentin (et accroître la précarité, ce faisant), Marine Le Pen s'en est démarquée face aux médias par une pirouette : « On est en Espagne, cher ami. »
De fait, Santiago Abascal, président du mouvement libéral-réactionnaire Vox et hôte du raout madrilène, est un admirateur revendiqué de Javier Milei. Ce dernier lui a rendu la pareille à distance, apparaissant dans une (très) brève vidéo projetée entre le discours de la députée du Pas-de-Calais et celui de Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois. Lui aussi est plutôt fan de l'Argentin.
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Comme le public, d'ailleurs. Parmi les 2 000 personnes venues assister à l'événement, organisé dans l'auditorium de l'hôtel Marriott proche de l'aéroport, on compte de nombreux sympathisants de Vox ainsi que des élus endimanchés venus de divers pays européens sur invitation des partis politiques.
Jules Pecnard, envoyé spécial à Madrid