C'est un tweet qui n'a pas plu à l'Assemblée nationale. Député Ensemble pour la République (EPR) du Gers, Jean-René Cazeneuve a publié mercredi sur X le tableau de participation des présidents de groupe lors des séances publiques dans l'hémicycle. Gabriel Attal, le chef de son groupe, y arrive en tête avec 55 %, Cyrielle Chatelain (Écologistes) et Mathilde Panot (LFI) le suivent avec 49 %, puis viennent Marc Fesneau (MoDem), 33 %, Laurent Marcangeli (Horizons), 17 %, Éric Ciotti (UDR), 10 %, Laurent Wauquiez (Droite républicaine), 6 %, et Marine Le Pen (RN), 5 %.
« @GabrielAttal le + présent, loin du procès qui nous est fait ! » s'est gargarisé l'élu gersois. Mais cette promotion a fait grincer des dents , y compris au sein du cercle commun, où l'ambiance est déjà délétère. « Jean-René Cazeneuve est un très proche de Gabriel Attal ; celui-ci s'en est servi pour faire sa pub, s'est agacé un autre président de groupe. Il fait toujours ses petits coups en douce. »
Les Insoumis ne se sont pas sentis inutiles lors de l'examen du volet recettes du budget à l'Assemblée. Pour eux, cette séquence a été « une démonstration de force », en référence aux amendements du NFP qui ont été adoptés, même si la version envoyée au Sénat est le texte du gouvernement. Un proche de Jean-Luc Mélenchon anticipe même un renversement du gouvernement Barnier, estimant que le RN serait prêt à voter une motion de censure de la gauche. « Ils ne sont pas à une contradiction près ! » savoure d'avance ce cadre LFI.