Faire face : c'est le nom de la fondation que Gabriel Attal lancera officiellement mercredi. Celle-ci sera consacrée à la lutte contre le harcèlement scolaire. Il y a un an, ministre de l'Éducation, il en avait fait une de ses priorités. À l'époque, il avait même témoigné dans l'émission Sept à huit, sur TF1, avoir été harcelé lorsqu'il était collégien.
En plus de l'ancien Premier ministre, Faire face - qui n'a encore que le statut d'association, celui de fondation étant plus long à acquérir - aura deux autres coprésidents : la mère de Nicolas, jeune adolescent de Poissy qui s'était suicidé en septembre 2023 après avoir été victime de harcèlement scolaire, et Elian Potier, le président de l'association Urgence harcèlement.
Mercredi, veille de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école, sa matinée de lancement, organisée au Philanthro-Lab, à Paris, sera animée par les journalistes Ophélie Meunier et Christophe Beaugrand. Entre divers témoignages de victimes, Laurent Solly, patron de Facebook France, la psychiatre Nicole Catheline, le sondeur Frédéric Dabi, un chanteur francophone connu... interviendront. Ministre de l'Éducation, très proche de Gabriel Attal, Anne Genetet sera présente. Très impliquée sur un sujet dont elle a fait un de ses combats, Brigitte Macron sera absente pour cause d'engagement diplomatique, mais elle s'exprimera par le biais d'une vidéo. Dès la rentrée, le député des Hauts-de-Seine avait informé l'épouse du chef de l'État de son projet.
La fondation, qui comptera notamment dans son conseil de surveillance le pédopsychiatre Marcel Rufo, se donnera pour objectif de faire mieux travailler ensemble tous les acteurs engagés déjà dans la lutte contre le harcèlement. Elle labellisera des ambassadeurs qui seront à la disposition des établissements scolaires et même des entreprises pour évoquer le sujet. Elle va développer un module de sensibilisation à destination des parents d'enfants harcelés mais aussi harceleurs - ce qui reste encore largement un tabou. Elle mettra en place un pool d'avocats qui pourront assister, pro bono, des familles de victimes dans les cas les plus graves. Gabriel Attal se servira de sa notoriété pour lever des fonds et faire prospérer la fondation. À la fin de l'année, deux permanents doivent être embauchés pour la faire fonctionner au quotidien.