Wauquiez en mode survie
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Laurent Wauquiez s’oppose à la promotion de Richard Ferrand et il contraint Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à faire un choix.
LTD/JULIEN DE ROSA/AFP
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Laurent Wauquiez s’oppose à la promotion de Richard Ferrand et il contraint Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à faire un choix.
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Le coup a atteint sa cible. Mercredi, à un bulletin près, Richard Ferrand voyait la présidence du Conseil constitutionnel lui échapper. L'abstention calculée des députés du Rassemblement national lui a sauvé la mise, mais les parlementaires Les Républicains ont dit non à ce fidèle d'Emmanuel Macron. Et ce, alors qu'en théorie LR fait « socle commun » avec le bloc central, dont le Breton est une figure éminente. Sauf que la campagne interne à la droite bat son plein.
Décidé à récupérer les rênes du parti, Laurent Wauquiez fait feu de tout bois. En s'opposant frontalement à la promotion de Richard Ferrand, il a contraint Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, à faire un choix. Se démarquer en appelant les sénateurs LR - qui restent antimacronistes - à dire oui n'était pas possible. Il est donc resté discret et a laissé faire, en espérant que le protégé du chef de l'État passe le guichet in extremis.
« À l'Élysée, il y a quand même une amertume vis-à-vis de Retailleau, qui y est allé mollement sur Ferrand, rapporte un dirigeant du socle commun. La Macronie sait qu'il n'y a rien à tirer de Wauquiez, qui va faire chier Retailleau à chaque détour en disant qu'il est libre et qu'a contrario Retailleau doit composer. » Cette carte, le député de la Haute-Loire va la jouer face aux adhérents LR jusqu'au scrutin du 17 mai.
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La candidature du Vendéen l'a sonné. Ayant initialement pressenti qu'elle surviendrait après la sienne et octroierait à Bruno Retailleau le rôle du diviseur, Laurent Wauquiez a dû revoir un plan de bataille élaboré depuis des mois. Une défaite risquerait de compromettre son avenir politique, déjà flou. Contre un rival populaire et soutenu par de nombreux cadres du mouvement, le patron des députés LR est, à l'évidence, le challenger.
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