Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture : « Nos agriculteurs ne peuvent pas être la variable d’ajustement »
Léa Ménager
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Emmanuel Macron était de passage au Salon de l'agriculture.
LTD/Alain Jocard/AFP
Léa Ménager
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Emmanuel Macron était de passage au Salon de l'agriculture.
LTD/Alain Jocard/AFP
« Ça change de l'année dernière, c'est plus tranquille », glisse tout sourire la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, en observant Emmanuel Macron prendre ses premiers selfies avec le public. À l'ouverture du Salon international de l'agriculture (SIA), hier, chacun avait encore en tête la façon dont, en 2024, le président de la République avait été rudoyé par des agriculteurs en colère. La 61e édition du SIA s'est ouverte dans une atmosphère beaucoup plus apaisée. Pas d'atmosphère de jacquerie comme l'an passé.
Il faut dire qu'Emmanuel Macron, qui prise particulièrement ce marathon annuel, n'est pas revenu les mains vides : la loi d'orientation agricole, promise depuis de nombreux mois, vient d'être adoptée à une large majorité par le Sénat. Ce texte érige l'agriculture au rang d'« intérêt général majeur », facilite les installations, la construction de bâtiments d'élevage et le stockage de l'eau, tout en dépénalisant certaines infractions environnementales.
« Ça a pris du temps, malheureusement, à cause des censures qu'il a pu y avoir », a justifié le chef de l'État, faisant allusion aux multiples motions déposées par les oppositions, dont celle qui a fait chuter Michel Barnier en décembre, ralentissant ainsi l'action gouvernementale.
À lire également
Dans les travées du salon, les colères demeurent, même si elles sont moins bruyantes. « Rien n'a changé sur mon exploitation », signale au président une agricultrice portant une veste aux couleurs de la Coordination rurale. Le syndicat contestataire, dont certaines sections locales se rapprochent du Rassemblement national, a confirmé sa percée lors des récentes élections aux chambres d'agriculture. « L'année dernière, vous aviez donné de l'espoir mais il ne s'est pas passé grand-chose », soupire la même syndicaliste.
Léa Ménager