Al-Hilal : plus qu’un club de riches ?
Mickaël Caron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Yassine Bounou, le gardien d'Al-Hilal et ses coéquipiers pendant un match contre le Real Madrid à Miami.
LTD / CHANDAN KHANNA / AFP
Mickaël Caron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Yassine Bounou, le gardien d'Al-Hilal et ses coéquipiers pendant un match contre le Real Madrid à Miami.
LTD / CHANDAN KHANNA / AFP
Partager les points avec l'une des équipes les plus puissantes de la planète ne fait pas de la vôtre son égale mais renseigne sur la possibilité de respirer un jour l'air des mêmes sommets. Mercredi 18 juin, Al-Hilal a contenu le Real Madrid (1-1) à la Coupe du monde des clubs. Ce n'était que le premier match de Xabi Alonso à la tête de la Maison blanche, mais c'est un résultat symbolique des très hautes aspirations du fleuron du football saoudien, champion national à 19 reprises. « On veut devenir le meilleur club du monde », affirmait son directeur exécutif Fahed Al-Mofarij dans la série documentaire de Netflix Saudi Pro League : coup d'envoi.
Les deux équipes avaient disputé la finale de l'édition précédente, en 2022, avant que la compétition soit dopée aux pétrodollars saoudiens. Le Real avait largement gagné (5-3). Depuis, beaucoup de choses ont changé. À commencer par le maillot de Karim Benzema, qui a bouclé sa deuxième campagne à Al-Ittihad, grand rival d'Al-Hilal.
Le Ballon d'or 2022 fait partie des stars qui ont suivi le pionnier Cristiano Ronaldo (Al-Nassr). En répondant à l'été 2023 par le transfert spectaculaire de Neymar (90 millions d'euros), le club de Riyad a « attiré l'attention du monde entier ». Revers de la médaille : le monde n'a rien manqué de la trajectoire déclinante de l'ancien Parisien. Dix-huit mois de blessures soignées au Brésil. Un temps de jeu famélique (428 minutes) pour un contrat estimé à 100 millions d'euros annuels, jusqu'à sa résiliation en janvier. Une goutte de caïpirinha dans un océan d'hydrocarbures.
À lire également
Sur le terrain, Al-Hilal a renoué avec la suprématie nationale en 2024, s'emparant au passage du record mondial de victoires consécutives pour une équipe masculine (34). Mais le mois dernier, le joyau de la capitale a cédé le titre pour la deuxième fois en trois ans à l'équipe de Karim Benzema, N'Golo Kanté et Laurent Blanc. Un affront.
Mickaël Caron